Baisse des cours mondiaux, chute des prix dans l'UE (cf. graphique), stocks aux plus hauts niveaux et importations sans droits de douane de nouvelles origines (Amérique centrale, Colombie, Pérou...), tous les indicateurs du sucre sont orientés pour provoquer une nouvelle baisse de la recette betteravière en 2014 pour la deuxième année consécutive, déclare Alain Jeanroy, DG de la CGB, dans son rapport d'activité, présenté à la presse le 4 décembre à Paris. Seul point vraiment positif en 2014, un bon rendement à l'hectare qui va atténuer partiellement cette baisse sans avoir trop de conséquences en matière de report. »
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L'année 2014, caractérisée par le troisième meilleur rendement (93 t/ha à 16° de sucre) et une production betteravière proche du record (37,6 Mt), verra la réapparition – après deux ans d'inexistence – d'un report de 1,5 Mt de betteraves, « non payées cette année car hors quota », explique Alain Jeanroy. Au niveau de l'UE, « le report sera proportionnellement plus important (17 Mt), en raison de politiques de surfaces plus laxistes dans les autres États membres ». Ainsi, en tenant compte de la progression du rendement (+1,7 %/an), « la sole française (405.000 ha cette année, +50.000 ha depuis 2008) devrait reculer de 5 % en 2015... si nos recommandations sont suivies », tempère le DG. « La politique de surfaces en fonction des quantités contractualisées reste et doit rester, jusqu'en 2017 (année de disparition des quotas sucriers), l'élément fondamental pour équilibrer l'offre et la demande », insiste la CGB.