« Il est indispensable que les entreprises de la distribution ne majorent pas (les hausses de prix au consommateur, ndlr) de leurs coefficients de marges », observe la Confédération française de l’aviculture (CFA), dans un communiqué du 6 mai. Effectivement, « la CFA ne souhaite pas que le consommateur ait le sentiment de supporter un renchérissement exagéré des prix des produits qu’il achète », explique la CFA. Avec la flambée des céréales, durant l’année 2010, qui s’est répercutée sur l’aliment du bétail, les coûts de production en élevage ont considérablement augmenté. Cette hausse va être répercutée en partie au consommateur, à la suite de négociations entre les maillons de la filière. La revendication de la CFA vise à ne pas détourner le consommateur, du fait d’un prix excessif, de la viande de volailles et de lapin. Christian Marinov, directeur du CFA, résume la situation : « Il faut que les GMS augmentent leur marge en valeur absolue et non en pourcentage. » De plus, il précise que lorsque les cours de l’alimentation des volailles se détendront, une revalorisation des prix à la production sera indispensable pour permettre aux éleveurs de réinvestir. Dans ce sens, le prix au consommateur ne devrait pas redescendre.
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