Julien Chartier fait partie de ces gens à la tête bien faite : il hiérarchise. À sa vie de famille la première marche du podium, à son métier d’éleveur de chèvres la deuxième et au syndicalisme la troisième. Dernière marche du podium, certes, mais place importante dans sa vie d’homme, à la trentaine tout juste entamée. « JA correspond à mes idéaux », déclare ce convaincu des vertus du débat au travail comme à la maison, tâtant aujourd’hui au travers de lectures le terrain de la sociologie ; laquelle, dit-il, débute à travers le syndicalisme. « On commence à cerner les personnes à travers le syndicalisme. » Chacun, avec ses différences et ses idées en bandoulière, participe au débat. « Il y a autant d’opinions que de jeunes agriculteurs », aime dire Julien persuadé que l’idée doit toujours se faire accompagner d’autres idées. « Même si je ne les partage pas. D’ailleurs, dans le syndicalisme, il faut parfois défendre des choses auxquelles on ne croit pas. » Une démarche difficile mais à assumer, selon le président de JA des Deux-Sèvres. Et de poursuivre, entre deux coups de fourche : « Le débat, l’expression des différents points de vue, cela permet de mener à bien certains projets. »

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La suite dans le Réveil Lozère, page 9, édition du 25 décembre 2014

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