Grenelle de l’Environnement, le cauchemar d’Orama

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GACHE. Un ministre de l’Agriculture copieusement sifflé, un discours de clôture de quelques minutes seulement et des professionnels qui claquent la porte des négociations de la grand messe environnementale désirée par le président de la République... C’est le bilan du congrès d’Orama qui s’est déroulé à Tours les 19 et 20 septembre derniers. Un rendez-vous achevé plus tôt que prévu suite à la parution de la Une du journal Le Monde du 21 septembre titrant : « La France s’oriente vers la fin des cultures OGM ». Une bien mauvaise nouvelle pour l’AGPB, l’AGPM et la Fop qui depuis quelques semaines font la promotion des OGM dans l’intergroupe dédié aux négociations du Grenelle de l’Environnement. Cette annonce fait suite aux propos qu’aurait tenu Jean-Louis Borloo, ministre de l’écologie.

Pour Orama, la coupe est pleine

« Nous nous sommes réunis, nous avons joué le jeu, vous nous avez trahis. (…) Trop c’est trop, le contrat est rompu », a lâché le président d’Orama, Philippe Pinta excédé par l’afflux de mauvais signes pour les productions de grandes cultures françaises en cette journée de clôture du congrès. Après une table ronde consacrée à la demande mondiale ponctuée par un discours du philosophe Jean Viar, Philippe Pinta, l’air grave a pris place à la tribune pour annoncer que le texte de Crawford Falconer avait été accepté par les états-Unis, laissant présager des négociations à l’OMC peu favorables aux producteurs de grandes cultures très critiques vis-à-vis du négociateur pour le dossier agricole. Ajoutez à cela le renvoi “sine die” du procès des 5 militants anti-OGM, dont José Bové, par le tribunal Correctionnel de Carcassone, pour une action menée en 2006 contre un site de Monsanto à Trèbes. Mais c’est surtout le gel des cultures d’OGM, la menace de l’interruption des essais en plein champ et de nouvelles autorisations en culture qui ont fait bondir les responsables syndicaux. Le discours de Philippe Pinta n’a duré que quelques minutes et s’est concentré sur les OGM et sur l’intervention du gouvernement dans les débats qui se tiennent au niveau de l’intergroupe OGM du Grenelle. « Les représentants des 200.000 producteurs de grains n’acceptent plus de siéger dans les groupes de travail si les décisions sont prises à leur place », a déclaré le président d’Orama. Hué par les congressistes, Michel Barnier, ministre de l’Agriculture a tenté de désamorcer la bombe… en vain. « Contrairement à ce que vous avez lu, cette question n’est pas tranchée » a-t-il déclaré. Mais le mal était fait. Et les dirigeants d’Orama de menacer de quitter les réunions de travail sur les OGM tant qu’un démenti du ministre de l’écologie ou du président de la République n’aura été émis.

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La FNSEA revient discuter au Grenelle

Faute de rétractation gouvernementale suffisante aux yeux de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles, Xavier Beulin, son vice président et Pascal Ferey n’ont pas participé à la dernière réunion de travail du groupe OGM le 21 septembre. Ils ont été reçus le 25, avec les dirigeants d’Orama et Jean-Michel Lemétayer, par Jean-Louis Borloo. Pour ce dernier, « c’est le président de la République qui décidera » au terme des débats environnementaux. « Nous continuerons de travailler au sein du Grenelle » a finalement décidé la FNSEA.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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