Gilles Lavergne, la continuité

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À 47 ans, Gilles Lavergne est un agriculteur engagé et expérimenté, installé en GAEC avec sa femme et son fils à Benayes. Sur son exploitation, il élève des bovins pour l'engraissement, des ovins et des canards gras. 

Candidat sur la liste JA+FDSEA, Gilles souhaite contribuer à la continuité des actions engagées par la Chambre d’Agriculture. Pour lui, il est essentiel de maintenir le cap fixé ces dernières années tout en renforçant le rôle de la Chambre comme institution « raisonnée et raisonnable ». 

Gilles est convaincu que l’agriculture progresse grâce à la force de la diversité, qu’il considère comme un véritable moteur pour faire avancer les choses. L’un des enjeux que Gilles veut porter à la Chambre est la valorisation des produits finis. 

Les Français veulent manger de la qualité, mais pour manger de la qualité, il faut la produire, et la produire sur notre territoire », affirme-t-il. 

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Selon lui, cela passe par le développement de filières locales fortes, soutenues à chaque étape, du producteur au consommateur. Ainsi, Gilles alerte sur la nécessité de préserver les abattoirs locaux, qui sont un maillon essentiel de ces filières. Il souhaiterait militer pour une organisation complète des chaînes de production, de A à Z, afin que les consommateurs français puissent continuer à manger des produits français. 

La Chambre d’Agriculture, selon lui, doit jouer un rôle pour structurer les filières locales de manière durable. 

Une agriculture plurielle et solidaire pour demain 

Pour Gilles, l’avenir de l’agriculture corrézienne repose sur trois piliers : la pluralité des productions, la solidarité entre agriculteurs et une capacité à rester producteurs malgré les défis. Cette vision d’une agriculture plurielle s’inscrit dans le respect des spécificités locales tout en répondant aux attentes des consommateurs. 

En défendant ces idées à la Chambre d’Agriculture, Gilles Lavergne s’engage pour une agriculture corrézienne résiliente et ancrée dans son territoire. 

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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