Le phénomène de fermentation accentué par les nouvelles techniques de pressage élevant la température du fourrage stocké, peut être évité si l’on procède à certains contrôles. Contrairement aux idées reçues, le démarrage d’un incendie dans les stockages de fourrage ne nécessite pas systématiquement la présence d’une source de chaleur extérieure. De mauvaises conditions de séchage, une humidité élevée, un tassement excessif, une aération insuffisante, peuvent se traduire par une surfermentation. Outre la dépréciation de la qualité nutritive des fourrages, ce processus de combustion lente entraîne à l’intérieur des tas un accroissement important de la température. Dans sa phase finale, cette surfermentation pouvant s’étaler sur plusieurs semaines déclenchera l’incendie : c’est l’autoinflammation.
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