Quel apiculteur n’a pas souffert du dos ? Ce n’est pourtant pas une fatalité, des moyens de prévention existent. Alors que la saison avance, prenez le temps de lire mais surtout d’appliquer ces quelques conseils !

L’apiculture est un métier particulièrement physique, avec des niveaux d’efforts importants, une répétition de gestes contraints, et une pression en saison qui conduit à forcer parfois au-delà de ses limites. Stress, posture penchée, portage répétitif et mouvement de rotation-torsion, irrégularité du sol des ruchers, déshydratation, refroidissement après transpiration sont autant de facteurs aggravant le risque de survenue d’une lombalgie.

Prendre soin de son corps y compris en saison

- Faire des exercices de renforcement et un check-up avec un kinésithérapeute et/ou un ostéopathe avant la saison.

- S’échauffer en arrivant au rucher, et faire quotidiennement 10 minutes d’étirements.

- Bien s’hydrater et manger des sucres lents. Débroussailler ses ruchers pour voir où l’on met les pieds.

- S’arrêter avant d’avoir mal plutôt que de vouloir finir à tout prix Ne pas rester avec un t-shirt mouillé après l’effort (garder le dos au sec).

Porter sans se blesser

- S’aider de collègues, par exemple porter les ruches à deux.

- Utiliser une ceinture dorsale sur un dos déjà pathologique, mais attention : le port continu d’une telle ceinture aggrave les symptômes à moyen terme.

- Gainer ses abdos avant de soulever.

- Garder l’angle des épaules en dessous de 90° (voir schéma).

- Plier les genoux et garder le dos droit pour soulever.

Parole d’apiculteur

Eric Tarpin, apiculteur en Isère, témoigne : « Même si j’ai toujours 16 ans dans ma tête, les années passent et mon corps me le rappelle. Habitué à me bloquer le bas du dos à chaque visite de printemps, j’ai pris quelques résolutions : la mutualisation des déplacements et de la manutention ; porter le plus souvent à deux ; dès que possible, j’utilise des supports roulants ; au rucher, je me force à boire et à faire des pauses. »

La MSA propose des accompagnements, par exemple l’intervention d’un ergonome ou une aide à l’achat de matériels qui permettront d’améliorer les conditions de travail. Renseignez-vous auprès de votre MSA.

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Définition

Appelée communément « mal de dos », « lumbago » ou « tour de rein », la lombalgie est une douleur, souvent intense, au niveau des vertèbres lombaires, situées en bas du dos. Elle peut aussi donner un sentiment de blocage ou induire des difficultés à faire certains mouvements. Corinne Tarpin, médecin généraliste et apicultrice, nous livre les signes qui doivent vous alerter : fatigue, difficulté à se tenir droit, points douloureux dans le dos ou la fesse : votre corps vous avertit que le lumbago n’est pas loin ! Raison de plus pour mettre en œuvre quelques conseils préventifs, testés et approuvés par plusieurs apiculteurs et apicultrices !

Trois idées de matériel pour réduire les risques

Un diable à ruche

Un diable à ruche
Un diable à ruche © ADA Aura

Un support roulant en miellerie pour les seaux

Un support roulant pour le seaux
Un support roulant pour le seaux © ADA Aura

Un marchepied devant la chaîne d’extraction

Un marchepied devant la chaîne d’extraction
Un marchepied devant la chaîne d’extraction © ADA Aura

Côté Web

Une application de la MSA est dédiée à ce sujet, l’apiculture n’y figure pas mais le maraîchage s’en rapproche.

https://mouvs-agri.com/Echauffement-avant-la-mise-au-travail-1.pdf

https://ssa.msa.fr/wp-content/uploads/2021/03/Echauffement-avant-la-mise-au-travail-1.pdf

Les exosquelettes, une fausse solution ? Les apiculteurs Corses les ont testés pour vous !

https://youtu.be/toqIjdosyjo?si=EBhF9iaedmvufwdN

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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