Étiqueter correctement son pollen

- - 3 min
Plaquette sur le pollen à distribuer à ses clients Crédits : © ADA Aura
Guide "Le Pollen production et vente" Crédits : © ADA Aura
Les mentions légales qui doivent figurer sur l’étiquetage. Crédits : © ADA Aura

De plus en plus d’apiculteurs choisissent de diversifier leur gamme de produits en proposant au consommateur du pollen à consommer directement. Il est important de disposer d’une étiquette conforme et lisible afin d’apporter au consommateur toutes les informations pour qu’il profite au mieux de ce produit plein de ressources.

Les étiquettes doivent mentionner les informations obligatoires, comme l’origine et les conseils d’utilisation. Les mentions légales qui doivent figurer sur l’étiquetage sont présentées dans l’illustration ci-contre.

Attention aux personnes allergiques

En ce qui concerne les allergènes, il existe une liste d’allergènes à déclaration obligatoire. Aucun produit de la ruche n’en fait partie mais le pollen est potentiellement allergène, il est donc fortement conseillé de mentionner « Déconseillé aux personnes allergiques aux pollens et aux produits de la ruche » sur l’étiquette.

“Frais”, un abus de langage ?

En plus de toutes ces informations, il convient de rappeler qu’il ne faut pas utiliser le terme de pollen frais. « Frais » est réservé aux aliments qui n’ont pas subi de préparation en vue de leur conservation. Il s’agirait donc de la forme de pollen non transformé, récolté directement dans les paniers à pollen. Cependant, le pollen frais n’est jamais vendu tel quel. Il est au préalable soit congelé soit séché pour permettre sa conservation dans le temps.

Les conditions de conservation

Le pollen est sensible à la lumière et à l’humidité du fait de son caractère hygroscopique. Le pollen séché doit être stocké dans des contenants hermétiques, à l’abri de la lumière et de l’humidité. Et réglementairement il est demandé de mentionner sur l’étiquette si le pollen sec a été congelé au préalable. Le pollen congelé doit être considéré comme de la viande d’un point de vue sanitaire. Il est donc nécessaire d’indiquer ses conditions de conservation et de le conserver au congélateur (-18 °C).

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

communication
Suivi
Suivre
consommation
Suivi
Suivre
1 : Thibault, "Le Pollen apicole : ses propriétés et ses utilisations thérapeutiques"

Rappel sur les dates

Il existe la date limite de durabilité (DDM) : mention « à consommer de préférence avant » représentant la date de durabilité minimale du produit (anciennement appelée DLUO - date limite d’utilisation optimale du produit). Au-delà de celle-ci, la denrée peut perdre certaines de ses qualités gustatives et/ou nutritionnelles mais peut être consommée sans danger pour la santé. Il ne faut pas la confondre avec la DLC (date limite de consommation), date au-delà de laquelle le produit devient réglementairement impropre à la consommation, car il peut présenter des risques pour la santé du consommateur.

Documentation

Pour les apiculteurs qui souhaitent diversifier leur production, l’ADA Aura propose un guide technique qui synthétise les connaissances théoriques et pratiques sur le pollen. Et pour accompagner les apiculteurs dans leur communication, elle met également à disposition une plaquette pédagogique trois volets, destinée à être remise directement aux clients.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

Voir plus

Plus d’articles sur ce thème

Contenus partenaires