Elle réunira sous sa bannière les appellations Premières Côtes de Blaye, Premières Côtes de Bordeaux, Côtes de Castillon et Côtes des Francs. Ratification définitive attendue avant la fin de l'année.
Une nouvelle appellation d’origine contrôlée s’apprête à voir le jour dans l’univers du vin de Bordeaux, qui en compte déjà 57 : l’AOC Côtes de Bordeaux, qui réunira sous sa bannière les appellations Premières Côtes de Blaye, Premières Côtes de Bordeaux, Côtes de Castillon et Côtes des Francs. Une entité qui représente 1/6
e de la production bordelaise, soit 700 000 hectolitres produits sur 14 000 hectares situés sur la rive droite de la Garonne. Entrée dans sa phase active en juillet 2007 avec la création de l’Union des Côtes de Bordeaux, la démarche attaque sa dernière ligne droite pour une ratification définitive attendue avant la fin de l’année, comme l’explique Christophe Château, directeur de l’Union :
« Notre projet doit être validé d’un jour à l’autre par l’Inao. Dès sa publication au Journal Officiel, il faudra patienter 60 jours, durée légale de la procédure nationale d’opposition qui permet à d’éventuels opposants de se manifester. Viendra ensuite la ratification définitive par le ministre. L’AOC Côtes de Bordeaux sera opérationnelle à partir du millésime 2008 pour les rouges, nous sommes en discussion avec la Répression des fraudes pour les blancs, dont la commercialisation est autorisée à partir du 1
er décembre, soit sans doute quelques semaines avant la ratification ».
Un budget de 700 000 euros
Si la démarche s’est accélérée en 2007, la réflexion date de 1985, année de la création de l’association des Côtes de Bordeaux. Elle est née d’un constat, encore valable en 2008 :
« Les consommateurs étrangers ne savent pas que Blaye, Francs, Cadillac ou Castillon sont dans le bordelais. Avec cette nouvelle présentation, on clarifie notre offre et on gagne en lisibilité en s’appuyant sur le mot Bordeaux, qui reste une caution à l’export » a observé Christophe Château lors de la présentation de la nouvelle AOC à Vinexpo Asia en mai dernier. Signe de cette méconnaissance, les vins de côtes n’exportent que 10 % de leur production.
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Toutes les bouteilles afficheront un tronc commun, « Côtes de Bordeaux », accompagné d’une mention communale - Blaye, Francs, Castillon, Cadillac - pour les produits haut de gamme. Ces derniers seront sélectionnés par Quali-Bordeaux, l’organisme de contrôle des bordeaux, sur la base d’une dégustation plus exigeante se fondant sur des critères stricts, notamment au niveau des rendements et du degré alcoolique. Les Côtes de Bordeaux génériques non communales bénéficieront d’un cahier des charges assoupli, avec la possibilité pour les négociants de créer des marques en assemblant des vins en vrac issus de différentes côtes.
Le lancement de l’AOC va bénéficier d’un budget de 700 000 euros en 2009, contre 400 000 en 2008, avec des actions tournées vers les professionnels, des relations presse et un travail sur le terrain au niveau de la grande distribution.
« Nous cofinancerons des animations dans les rayons des grandes enseignes, l’objectif étant de sensibiliser les consommateurs et d’assurer aux Côtes une place significative dans les foires aux vins » souligne Christophe Château.