La suspension de la commercialisation du maïs OGM MON810 a bien sûr fait l’effet d’une bombe chez les semenciers. Leurs fédérations professionnelles (GNIS, Oleosem, Seproma, UIPP) ont violemment réagi dans un communiqué au titre évocateur :
« Monsieur le Président, vous avez cédé aux marchands de peur et de mensonges !», allusion à la campagne menée il y a quelques semaines par les producteurs de grains appelant Nicolas Sarkozy à ne pas céder à leurs sirènes. D’habitude plutôt discret, Monsanto, le premier concerné, a dénoncé une suspension
« illégale et infondée », dont les journalistes ont reçu deux versions. Dans la première, l’entreprise évoque
« des données scientifiques » (susceptibles de semer le doute, Ndlr) qui
« n’ont pour l’heure jamais été produites ». Plus catégorique, la seconde évoque des données qui
« n’existent pas ».
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