Les cours des céréales hexagonales ont suivi le mouvement de baisse observée sur le marché à terme de Chicago, tant en blé qu'en maïs. Les contrats Blé et Maïs d'Euronext ont ainsi affiché des cours en retrait à la clôture vendredi soir, le premier étant toutefois nettement plus baissier que le second. Après une semaine marquée par une légère progression des cours, les investisseurs ont pris des bénéfices sur les marchés à terme.
Les marchés physiques hexagonaux du blé tendre et de l'orge fourragère ont donc marqué un net retrait, renforcé par la hausse de l'euro face au dollar, défavorisant les origines européennes sur le marché mondial. Les cours physiques du maïs ont également observé un recul, moins importants qu'en céréales à pailles.
Alors que les craintes concernant les cultures européennes confrontées à une vague de froid la semaine passée se sont estompées, les inquiétudes au sujet des productions de blé aux Etats-Unis demeurent, aucune pluie importante n'étant attendue dans les prochains jours. Sur la zone mer Noire, les surfaces céréalières semblent bien couvertes par un manteau neigeux globalement, et n'auraient donc pas souffert des températures très basses constatées les jours précédents.
Selon le bulletin Céré'Obs de FranceAgriMer, au 26 février, les conditions de culture restent bonnes à très bonnes pour 83% des surfaces plantées en blé (-2% par rapport à la semaine passée, 93% l'an dernier). En orges d'hiver, la proportion passe de 82% à 80% (90% en 2017), et en blé dur à 77% contre 79% il y a sept jours (82% en 2017). Les semis d'orges de printemps progressent à 17% (28% en 2017).
Sur le marché mondial, on notera l'achat tunisien de 67 000 t de blé meunier (environ 227 $/t Caf) et de 50 000 t d'orge fourragère à charger au mois de juin.
Marchés physiques français du 2 mars 2018 (base juillet pour les céréales)
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