Canette à foie gras : rien que pour voir

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Le groupe Maïsadour confirme qu’il mène bien actuellement des essais de gavage de canards femelles. Le leader Euralis, lui, se défend d’effectuer de tels tests, dénoncés par le président du conseil général des Landes, Henri Emmanuelli, et révélés par Les Marchés Hebdo (voir notre édition du 15 octobre). Chez Maïsadour, les foies gras sont produits en quantité expérimentale dans l’ancienne conserverie Muller, reprise en 2008 par Delpeyrat. Alain Labarthe, éleveur dans le groupe et président du Cifog (l’interprofession du foie gras), confirme que l’accord interprofessionnel n’est plus obligatoire depuis quelques mois (son extension est arrivée à échéance). Cet accord impose le gavage de canards de race mulard mâles. Cependant, le foie gras de canes venant de Bulgarie est déjà commercialisé en Europe ou sur le marché français. Le groupe Euralis en fait produire sous son contrôle et le commercialise, sous la marque Rougié, à des acheteurs de blocs ne recherchant pas l’origine française, précise la direction du marketing. Objectifs des essais en France : tester le nervosisme spécifique aux femelles (qui pourrait être gênant dans les futures cages collectives), le rendement ainsi que la qualité des foies gras obtenus. Alain Labarthe a un souhait politique qu’il veut défendre au sein d’Euro Foie Gras, l’organisation européenne du foie gras : qu’on ne gave à l’avenir que du mâle en Europe.

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