La sole française de blé tendre est attendue en net recul pour l'année 2024, tandis que la sole d'orge de printemps pourrait s'avérer bien inférieure aux attentes du marché avant les pluies de la fin de l'hiver et du début du printemps.
Annuellement, la surface régresse de 7,7 %. Des analystes privés sont un peu plus pessimistes, et tablent sur 4,2-4,3 Mha. C’était par exemple le cas d’Agritel en janvier 2024.
En blé dur, la surface française est pour le moment espérée à 230 000 ha, contre 236 000 ha l’an dernier. Mais Arvalis se montrait bien plus pessimiste en février 2024, avec une hypothèse de 210 000 ha.
Les pluies freinent la hausse des surfaces d'orge de printemps
En orge de printemps, Agreste parie actuellement sur des assolements nationaux à un peu moins de 500 000 ha, soit 496 000 ha. Il s’agit certes d’une hausse par rapport à l’an dernier (448 000 ha), mais cela reste faible par rapport aux prévisions de divers analystes avant les fortes pluies de la fin de l’hiver et du printemps. Certains tablaient sur 700 000 ha voire 800 000 ha. L’organisme fait d’ailleurs le commentaire suivant : « les pluies abondantes du mois de mars freinent toutefois la hausse de ces surfaces par endroits : au niveau national, elles resteraient ainsi nettement inférieures à la moyenne 2019-2023 (-17,0 %) et ne compenseraient pas totalement le recul des surfaces d’orge d’hiver en 2024 (-6,1 %) ».