L’objectif du biocontrôle est de limiter l’usage des pesticides. Pour cela, les chercheurs s’inspirent de solutions qui existent dans la nature. C’est ainsi qu’ils peuvent favoriser les régulations naturelles, utiliser des auxiliaires de culture ou encore optimiser des services rendus naturellement.
Dans le cadre de France 2030, l’Etat, en partenariat avec Bpifrance, a organisé en 2023 les concours d’innovation i-Phd, et i-Lab. La remise des prix a eu lieu le 4 juillet et a récompensé 4 projets ou start-up Inrae : Mycoptim, AgroInnov, Evolutive Agronomy et Carembouche.
Le centre de recherche présente trois de ces innovations sur son site.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Quand les racines des plantes font alliance avec les micro-organismes du sol, les cultures sont mieux nourries et hydratées. Elles peuvent ainsi mieux se défendre contre les agressions. Le projet Mycoptim est porté par Antoine Sportes, jeune chercheur à l’UMR agroécologie à l’Inrae de Dijon. Son projet, grand prix du concours d’innovationi-Phd, est d’apporter un service de diagnostics et de conseils en viticulture pour la préservation et l’optimisation des services rendus par les champignons mycorhiziens du sol.
AgroInnov : insectes auxiliaires contre insectes ravageurs
Les insectes auxiliaires sont des alliés de l’agriculture. Ils ont la particularité de se nourrir des ravageurs des cultures ou de les parasiter. Ils représentent donc un véritable potentiel pour lutter contre les ravageurs de façon naturelle. La start-up AgroInnov va développer des solutions de biocontrôle basées sur ces organismes utiles. Elle va valoriser les actifs de près de 10 ans de recherche et développement en lutte biologique à l’Institut Sophia Agrobiotech, rattaché à l’Inrae. En particulier, la jeune entreprise va exploiter la diversité génétique de trichogrammes, petites bêtes qui parasitent les œufs des ravageurs, ceux de la pyrale du maïs en particulier.
Evolutive Agronomy : pour lutter contre les nématodes
Les pertes de rendement dues aux attaques de nématodes au niveau mondial représentent 157 milliards d’euros. En France, ces ravageurs touchent 40 % des surfaces maraîchères avec une perte de rendement qui varie de 20 à 100 %. Depuis 2018, l’utilisation de nématicides chimiques est interdite mais il n’y a pas de réelles alternatives à ces produits. Le projet Nemites proposé par Evolutive Agronomy permet de « réduire de façon importante la population de nématodes dans le sol et donc de limiter, voire supprimer, les pertes liées à ce ravageur », affrirme l’Inrae. L’entreprise lauréate du concours i-Lab, valorise un modèle mathématique en copropriété Inrae-Université Côte d’Azur.