Bio Banane durable : le bio en Martinique, « c’est possible » ?

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Également certifiée HVE, Bioban, 20 ha, devrait atteindre son objectif de 680 t bio produites à fin 2022. Crédits : © Julia Commandeur - FLD
Ralph Renciot, gérant de l’exploitation Bioban, et Laurent Gervais, directeur technique du groupe Lareinty : « Avec Bioban, il s’agit de montrer que cultiver en bio, c’est possible. » Crédits : © Julia Commandeur - FLD

Au Vauclin, dans le sud de la Martinique, une partie de l’exploitation Petite Grenade s’est convertie au bio il y a trois ans, devenant Bioban. C’est le seul des 6 producteurs du groupe Lareinty à l’être pour l’instant. « On sert de référence, de test, pour les autres », précise Ralph Renciot, gérant de l’exploitation Bioban.

Ralph Renciot le martèle : pour être en bio, tout doit être plus précis. Pour lui, les itinéraires techniques en bio, c’est faire du « traditionnel amélioré ». Sur les 20 ha 100 % bio de Bioban, on pratique l’effeuillage, on utilise des huiles bio… Tout est fait à la main, rendant le poste main d’œuvre d’autant plus contraignant. Car tous les producteurs de Guadeloupe et Martinique peinent à trouver du personnel. 16 salariés travaillent chez Bioban.

 

Des projets de diversification pour une dynamique engagée

Également certifiée HVE, Bioban devrait atteindre son objectif de 680 t bio produites à fin 2022. Pour la suite, l’exploitation envisage la possibilité de s’agrandir. La diversification, toujours en bio, notamment en cacao en agroforesterie, est en réflexion.

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« Avec Bioban, il s’agit de montrer que cultiver en bio, c’est possible, résume Laurent Gervais, directeur technique du groupe Lareinty. On voit depuis trois ans que ça l’est dans cette zone de la Martinique, zone sud où la pression de la cercosporiose est moins forte, rendant le bio envisageable. » Sur l’île, Bioban a été le premier à franchir le pas du bio en 2019. Une autre plantation dans la zone centre et une autre dans le Nord ont, depuis, également tenté l’aventure. « Il y a une vraie dynamique engagée pour du “mieux produire” et le bio est une des solutions. Bioban est un bel exemple de cette transition », conclut Laurent Gervais.

 

 

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

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