Deutsche Gelatine Fabriken Stoess Ag à Eberbach, près de Heidelberg, est le n° 1 mondial des gélatines. A partir de couennes, de suifs et d’os, cette entreprise fabrique de la gélatine (marque Gelita) pour l’industrie pharmaceutique, celle du papier-photo et surtout pour la confiserie. Entre 1983 et 2003 son CA a été multiplié par cinq pour atteindre 472 mio _. Avec 43 mio _, le bénéfice est 20 fois plus élevé qu’il y a 20 ans. Le taux de capitaux propres est de 43 %. Le groupe est contrôlé par les successeurs des familles fondatrices Koepff et Stoess. Les débouchés pharmaceutiques sont fragilisés par la diminution des ventes de produits à grandes gélules en gélatines. De même, le débouché photo est attaqué par les appareils numériques.
Par contre, l’utilisation pour les produits sucrés et l’industrie alimentaire s’accroît, grâce à la globalisation de clients comme Haribo ou Wissol. DGF Stoess dispose d’usines un peu partout dans le monde, de Sioux City à Sydney. Une nouvelle est en projet en Chine. La Russie n’est ni un concurrent, ni même un gisement de matière première : là-bas, les couennes sont transformées en saucisses. L’AmSud est une bonne source de matière première, et la gélatine y est encore peu développée. Le groupe détient environ 30 % de parts du marché mondial et peut se heurter aux autorités anti-cartel. Aussi Stoess Ag ne voit-elle pas l’utilité de concurrencer Rousselot (France, groupe Sobel) le n° 2 mondial avec 19 % de part de marché, sur ses positions fortes. Le président de DFG Stoess, Jörg Siebert (ex-médaille d’Or d’aviron au JO de Mexico, ex- Arthur Andersen), parle plutôt de diversification dans les additifs alimentaires et dans la pharmacie, depuis qu’on a découvert à la gélatine des vertus dans la lutte contre l’arthrose.
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Après une sévère restructuration de la Centrale coopérative Nord à Hanovre (250 licenciements), la fusion avec la Centrale coopérative de Münster est imminente. En arrière-plan de cette fusion, on perçoit la volonté d’aboutir à la création de deux centrales géantes : l’une au sud à Munich avec Baywa, et l’autre au nord-ouest, encore plus grande, autour de Münster et Hanovre. Des contacts existent avec la Centrale de Cologne et avec celle de Kiel. Certains rêvent de constituer le groupe agricole le plus puissant d’Europe dans cette partie de l’Allemagne.