Après une stagnation en 2023, la production mondiale d'aliments a rebondi en 2024, selon la 14e enquête Agri-Food Outlook 2025 d'Alltech, leader mondial de la nutrition animale et de la biotechnologie.
La production d'aliments pour animaux, qui s’élève à 1396 millions de tonnes (Mt), a augmenté de 16,7 Mt en 2024, soit une hausse de 1,2 % d’un an sur l’autre, indique les résultats de l’enquête annuelle Agri-Food Outlook 2025 d'Alltech, leader mondial de la nutrition animale et de la biotechnologie. Cette dernière a recueilli en 2024 des données auprès 28 230 usines d’aliments composés pour animaux, réparties dans 142 pays à travers le monde.
La croissance de la production est quasi généralisée
Seule la région Asie-Pacifique a enregistré une baisse de sa production d’aliments pour animaux.
Tonnage d'aliments par région
En millions de tonnes
Tonnage d'aliments en 2024
Evolution 2024/2023
Afrique
57,787
7,2%
Asie-Pacifique
533,137
-0,8%
Europe
267,761
2,7%
Amérique latione
198,376
3,6%
Moyen-Orient
37,682
2,8%
Amérique du Nord
290,724
0,6%
Océanie
10,972
2,5%
Total
1 396,438
1,2%
Les chiffres utilisés dans le Alltech Agri-Food Outlook sont mis à jour tout au long de l'année au fur et à mesure que les informations officielles sur les tonnages d'aliments sont disponibles. Nos données pour 2023 ont été ajustées pour refléter les chiffres définitifs.
Source : Alltech
Le secteur porcin enregistre une baisse de volume
Dans le détail, le secteur des aliments pour porcs est en repli d’une année sur l’autre, à l’image de celui de l’aquaculture et des espèces d’élevage mineures.
Tonnage d'aliments par secteur
En millions de tonnes
Tonnage d'aliments en 2024
Evolution 2024/2023
Pourcentage de la production totale
Aqua
52,966
-1,1%
3,8%
Allaitants
134,054
1,8%
9,6%
Vaches laitières
165,500
3,2%
11,9%
Equidés
9,630
2,3%
0,7%
Autres ruminants
23,636
2,1%
1,7%
Porcs
369,293
-0,6%
26,4%
Volailles
595,795
1,7%
42,7%
Autres espèces*
7,874
-3,8%
0,6%
Animaux de compagnie
37,692
4,5%
2,7%
Total
1396,438
1,2%
100%
*La catégorie "Autres espèces" comprend : les animaux d'élevage mineurs ou spécialisés (lapins, cerfs/autres cervidés, camélidés) ; le gibier à plumes non inclus dans la volaille (cailles, faisans) ; et toutes les espèces exotiques ou de niche élevées dans des fermes ou dans d'autres environnements gérés.
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Les implications économiques de l’Influenza aviaire ont été profondes
Cette croissance volumique s’est effectuée, en dépit d’épidémies multiples et variées : Influenza aviaire hautement pathogène (IAHP ou H5N1), Peste porcine africaine (PPA), Fièvre catarrhale et Fièvre aphteuse. « Toutes les régions du monde ont ressenti l'impact de l'IAHP en 2024, principalement par la décimation des troupeaux de volailles, les perturbations des chaînes d'approvisionnement et la volatilité des prix sur les marchés des protéines animales qui en a découlé », expliquent les experts d’Alltech.
La production a de fait rebondi d’une année sur l’autre, dans de nombreuses régions du monde et de nombreux secteurs, grâce au « renforcement des mesures de biodiversité, aux réglementations gouvernementales et aux nouvelles opportunités d’importance et de commerce ».