Après neuf mois de campagne commerciale à l’exportation, FranceAgriMer annonce une embellie pour les céréales françaises
Lors de son conseil spécialisé Grandes cultures du 13 mai 2026, FranceAgriMer a jugé que la dynamique des exportations était plutôt bonne ou encourageante pour le blé tendre, l’orge, le maïs et le blé dur.
« La campagne commerciale est soutenue pour 2025-2026, avec un léger infléchissement fin mars », ont expliqué les experts de FranceAgriMer, à l’issue du Conseil spécialisé céréales tenu le 13 mai 2026.
En blé tendre, par exemple, 11,6 Mt ont été exportées à fin mars, au-dessus de la moyenne quinquennale (à 11,3 Mt) et de la campagne 2024-2025 (à 6,9 Mt). Les spécialistes du conseil spécialisé notent cependant « un léger ralentissement du rythme à partir de février mars » mais juge que « le niveau d’exportations reste élevé, malgré une compétitivité plus tendue en fin de campagne ».
Le Maroc en tête des débouchés en blé tendre
Le Maroc reste le premier débouché pour les blés tendres origine France, avec 2,73 Mt, « très au-dessus de la moyenne quinquennale ». FranceAgriMer note également une « nette progression » des destinations Égypte et Espagne alors que la Belgique demeure stable, « confirmant son statut de position structurelle » pour les producteurs français. Les exportations vers les pays tiers en particulier connaissent une très belle dynamique : 7,25 Mt prévues désormais contre 7,1 Mt en avril et 3,496 Mt un an plus tôt. Les livraisons vers l’UE se tiennent bien : 7,751 Mt vues en mai contre 7,69 Mt en avril et 6,808 Mt pour 2024-2025.
Dynamique soutenue pour les orges et le maïs
En ce qui concerne l’orge, 5,1 Mt ont été exportées à fin mars 2026 contre 4 Mt à la même date l’an passé. Ce niveau est supérieur à celui de la moyenne cinq ans (4,6 Mt). « La dynamique est soutenue depuis le début de campagne et on note une accélération marquée à partir de l’hiver », précisent les analystes de FranceAgriMer. Si les volumes expédiés vers la Chine sont « en forte baisse » (historiquement premier débouché), ceux destinés à l’Arabie saoudite enregistrent une forte hausse. « On assiste à un rééquilibrage stratégique des exportations vers le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, avec notamment un retour spectaculaire de l’Arabie saoudite (890 000 t cette année contre 60 000 t en moyenne) et une forte progression de la Libye. Et la Belgique demeure stable, confirmant là aussi sa position de débouché structurel », affirment les spécialistes de FranceAgriMer.
Quant au maïs made in France, on assiste à une campagne 2025-2026 « particulièrement dynamique, portée par le débouché UE, tout au long de la campagne » : 4,3 Mt ont été exportées à fin mars contre 3,3 Mt en moyenne quinquennale. « La performance commerciale est solide, soutenue par la compétitivité intra-européenne ». Les livraisons vers les Pays-Bas, l’Espagne, la Belgique et l’Italie sont en hausse et celles vers les pays tiers sont stables.
Reprise en blé dur
Pour le blé dur, la « reprise est modérée en 2025-2026, mais encore légèrement sous la moyenne quinquennale » : 660 000 t ont été exportées à fin mars, en nette reprise donc par rapport à 2024-2025 (490 000 t). C’est un « niveau encore légèrement inférieur à la moyenne cinq ans (680 000 t). Les débouchés sont concentrés principalement sur l’UE ».