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Zones vulnérables : Nouvelle rencontre avec le préfet coordonnateur de bassin

Les responsables professionnels et le député JP. Vigier ont rencontré le Préfet coordonnateur de bassin.

Les responsables professionnels et le député JP. Vigier ont rencontré le Préfet coordonnateur de bassin.
Les responsables professionnels et le député JP. Vigier ont rencontré le Préfet coordonnateur de bassin.
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Après plusieurs manifestations en 2014 et 2015, puis un recours déposé au tribunal administratif contre l’arrêté de délimitation des zones vulnérables de 2015, la FDSEA, les JA et la Chambre d’agriculture montent à nouveau au créneau pour dénoncer le dernier projet de zonage dont les contours ont été annoncés récemment. Cette fois, il est envisagé de classer en zones vulnérables 20 communes dans le département : Arsac-en-Velay, Auzon, Azérat, Beaumont, Bournoncle-Saint-Pierre, Brioude, Cohade, Espalem, Fontannes, Lamothe, Léotoing, Lorlanges, Lubilhac, Paulhac, Saint-Beauzire, Saint-Geneys-près-Saint-Paulien, Saint-Just-près-Brioude, Saint-Laurent-Chabreuges, Vergongheon, Vézézoux.Yannick Fialip, Philippe Lamat et Laurent Duplomb, accompagnés du député Jean-Pierre Vigier qui soutient les professionnels dans leur démarche, sont allés jeudi dernier porter leurs arguments directement auprès du Préfet coordonnateur de bassin à Orléans.S’appuyant sur un argumentaire technique précis réalisé par la Chambre d’agriculture, (qui a d’ailleurs déjà permis de faire enlever 5 communes par rapport au projet initial qui proposaient 25 communes au classement), les responsables professionnels ont en particulier dénoncé les conditions dans lesquelles les dernières analyses ont été réalisées, et plus globalement la méthode ayant servi à ce projet de zonage (nombre de mesures insuffisantes, un seul résultat dépassant le seuil autorisé, analyses trop anciennes, etc…). Ils ont par ailleurs à nouveau insisté sur les difficultés, et même parfois l’impossibilité, de mettre aux normes les bâtiments d’élevage pour le stockage des effluents (bâtiments au milieu des villages, investissements importants, etc…) ou encore d’appliquer le cahier des charges, par exemple pour les périodes d’épandage. «Un classement en zones vulnérables a des conséquences trop lourdes pour des petites exploitations de moyenne montagne comme les nôtres. Et alors que nous connaissons une crise agricole sans précédent de par son ampleur et sa durée, ce classement risque d’être la goutte d’eau qui fera déborder le vase, entraînant l’abandon de l’élevage dans ces zones, ce qui serait catastrophique pour le territoire dans son ensemble» ont-ils également rappelé.A l’écoute, le préfet coordonnateur de bassin s'est engagé à étudier les arguments avancés, tout en soulignant que tous ne seront sans doute pas recevables aux yeux de la Commission Européenne qui attend de la France une mise en conformité avec la réglementation européenne sur les nitrates.

Florence Augère

Directrice FDSEA43

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