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Yves Chassany : « la race est à un tournant »

Concours cantonaux et départementaux, signature d'accords commerciaux au Sommet de l'élevage, évolution de l'équipe de l'Union Aubrac, sélection pour le prochain SIA à Paris... l'automne a été très actif pour la race Aubrac. Son président Yves Chassany en profite pour faire le point sur les actualités, marquées, forcément par le contexte de sécheresse et de décapitalisation.

Concours cantonaux et départementaux, signature d'accords commerciaux au Sommet de l'élevage, évolution de l'équipe de l'Union Aubrac, sélection pour le prochain SIA à Paris... l'automne a été très actif pour la race Aubrac. Son président Yves Chassany en profite pour faire le point sur les actualités, marquées, forcément par le contexte de sécheresse et de décapitalisation.
Concours cantonaux et départementaux, signature d'accords commerciaux au Sommet de l'élevage, évolution de l'équipe de l'Union Aubrac, sélection pour le prochain SIA à Paris... l'automne a été très actif pour la race Aubrac. Son président Yves Chassany en profite pour faire le point sur les actualités, marquées, forcément par le contexte de sécheresse et de décapitalisation.
© Eva DZ - La Volonté Paysanne

Comment s'est passée la saison des concours de l'automne dans le contexte compliqué de cette année de sécheresse ?
Malgré les caprices climatiques particulièrement marqués cette année, nous avons pu compter sur le noyau dur des éleveurs et sur les nouveaux adhérents de l'Union pour animer nos concours de l'automne, au sein du berceau de la race comme à l'extérieur. C'est très rassurant ! Certes les éleveurs sont affaiblis par ce contexte mais ils restent engagés. Je prends l'exemple du concours départemental à Brameloup le 15 octobre qui à mon sens, restera dans les mémoires, tant dans la participation que dans la qualité de présentation. Ce fut un événement fédérateur, qui devient incontournable tous les deux ans en Aveyron, en complément des concours cantonaux toujours actifs et dynamiques. Ce qui nous rassure aussi c'est la présence, sur nos concours, des jeunes autour et sur le ring !
Dans ce contexte perturbé et un peu inquiétant, les éleveurs Aubrac ont gardé leur engouement pour se retrouver. Il est de notre rôle, à l'Union Aubrac, de les accompagner pour faire vivre ces manifestations qui font la promotion de notre race.
Je note aussi l'initiative de certains organisateurs à associer d'autres races à notre concours. Comme à Saint-Amans-des-Côts où les éleveurs Aubrac ont invité les éleveurs Simmental. Ce sont de bonnes initiatives de collaboration comme nous avions pu le faire en 2016 à Saint-Flour où nous avions associé les races de massif, la Salers en particulier ou encore en 2018 à Laissac avec les brebis Lacaune.

Comment se déroule la campagne des veaux à la station dans ce même contexte ?
Le recrutement des veaux a forcément été un peu perturbé par le contexte de sécheresse. Les veaux ont été sevrés un peu plus tôt et vu la reprise des cours du broutard, ils n'ont pas été gardés dans les élevages... Néanmoins les pluies de fin d'été ont redonné le moral aux éleveurs. Nous allons vivre tout de même une belle campagne parce que la qualité des veaux rentrés est au rendez-vous et la station saura, encore une fois, offrir le meilleur de la génétique au service du collectif. Nous notons la participation de plus en plus nombreuse des éleveurs hors berceau.

Comment se porte la race Aubrac dans ce climat de sécheresse et de décapitalisation des troupeaux ?
Bien sûr, nous sommes tous marqués. Néanmoins, ces difficultés nous montrent que le projet racial sur lequel nous travaillons depuis 2020 est dans le vrai. En effet, le choix d'animaux productifs, capables de s'adapter à leur territoire et aux ressources qu'il leur offre nous aide à passer ce cap. En gardant l'objectif d'une obligation de production, nous misons sur la maîtrise du gabarit, la capacité de nos animaux à se déplacer sur de grandes surfaces pour se nourrir mais aussi à valoriser des fourrages de moins bonne qualité et en moins grande quantité. Quelque part, ces atouts de la race Aubrac nous rassurent. D'ailleurs, les statistiques nationales de l'Idèle, malgré plusieurs années difficiles, confirment les progrès de la race en termes de productivité, d'intervalle vêlage...
C'est une première réalité mais il ne faut pas s'endormir sur nos lauriers ! Momentanément, notre race a les réponses économiques sur la productivité et les évolutions du marché lui sont plutôt favorables tant sur l'export qu'à la boucherie mais ce n'est pas suffisant pour combler la flambée des coûts de production. Et ces signaux ne sont pas aussi positifs sur le marché de la reproduction...

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