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Yannick Fialip : « Porter la voix du monde rural »

Le nouveau Conseil économique, social et environnemental (CESER) issu des fusions des régions Auvergne-Rhône-Alpes s’est installé mardi dernier. Agriculteur en Haute-Loire, Yannick Fialip a été élu président de la Commission développement rural.

© S. Chatenet

L’union d’Auvergne et Rhône-Alpes a entraîné de fait la constitution d’une assemblée unique pour le Conseil économique, social et environnemental. Quelle est sa composition ?
Le CESER d’Auvergne-Rhône-Alpes compte 195 membres, 75 auvergnats et 122 rhônalpins issus des deux anciennes assemblées. La mandature de chacun des conseillers, qui sont les représentants du monde socioprofessionnel, court encore pour un peu plus d’une année. Fin 2017, le préfet procédera à de nouvelles désignations.

Vous siégez au CESER depuis plusieurs années. Au titre, de quel organisme ?
Je siège actuellement au titre de la FNSEA Auvergne. Je suis membre du CESER depuis quinze ans et membre du bureau depuis dix ans.

Vos avez été élu mardi dernier, président de la Commission développement rural. Une commission stratégique au regard du rôle imparti aux régions dans la gestion des fonds européens. Quelle est votre ambition ?
Dans la Commission développement rural, nous traiterons de l’agriculture, de la forêt, de l’agroalimentaire et de l’équilibre des territoires ruraux. Si cette commission existait auparavant en Auvergne, ce n’était pas le cas en Rhône-Alpes. Notre volonté est de travailler ensemble au bénéfice de l’agriculture de nos territoires, afin qu’il n’y ait plus de frontières. Cette commission est légitime, au regard du poids agricole de nos régions. La gestion des fonds européens par les régions depuis 2015 leur a donné un rôle pivot. Il est normal que les socio-professionnels puissent jouer son rôle d’évaluation et de proposition, dans ce domaine, qui je le redis est stratégique. Il était important que l’agriculture ne soit pas noyée dans une commission « économie » plus large.

On imagine aussi que l’enjeu sera pour vous de porter la voix des territoires ruraux dans une méga région attirée par la métropolisation…
Il est clair que même à notre niveau, qui est celui de l’avis et de l’évaluation, nous devrons faire entendre à nos collègues, que ce vaste territoire ne se limite pas à la métropole lyonnaise. L’agriculture, la forêt, l’agroalimentaire avec toutes les activités générées en termes d’emplois, d’économie et de vitalité du tissu rural, ont des spécificités à faire valoir. Nous entendons bien les défendre.

De quelle manière envisagez-vous les relations avec le nouvel exécutif régional ?
J’espère que nous allons pouvoir construire des choses en bonne intelligence. Sachant que nous n’avons qu’un rôle d’expertise technique, après ce sont les élus qui décident. Les relations entretenues historiquement entre le Conseil régional de Rhône-Alpes et son CESER nous rendent optimistes, dans la mesure où l’exécutif s’appuyait beaucoup sur les avis de l’assemblée consultative. Pour nous les auvergnats, c’est une bonne chose car nous n’avions pas été habitués à de telles relations avec le Conseil régional d’Auvergne.

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