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« Voir comment ça se passe pour être meilleur les fois suivantes »

 Sylvain Pantel, nouvellement installé sur la commune du Pont-de-Montvert, va participer pour la première fois en tant qu’éleveur au départemental Aubrac, le 14 septembre à Nasbinals.
 

Sylvain Pantel et Tintin
Sylvain Pantel et Tintin
© Marion Ghibaudo

Quarante élevages et 210 animaux seront présents à la grande halle d’Aumont-Aubrac, samedi 14 septembre, pour le départemental Aubrac.
Dont Tintin, un docile taureau de deux ans et demi, élevé chez Sylvain Pantel, au sein du Gaec Pantel. Gaec familial que le jeune agriculteur a rejoint il y a trois ans, aux côtés de sa compagne, Emma Brunel, qui elle, est devenue associée il y a un an.
« C’est mon papa qui a créé la ferme en 1998, il est parti de zéro », détaille Sylvain Pantel. Si la famille ne s’est pas trop préoccupée de concours jusqu’à présent, c’est avant tout parce qu’il a « fallu le temps de monter un bon troupeau. Il faut à peu près vingt ans, donc tout ce que mes parents ont fait (ndlr Jean-François Pantel et Nathalie Deleuze), ça commence à porter ses fruits ». Désormais, la ferme a atteint un bon rythme de croisière, et « on commence à avoir de jolis animaux », note Sylvain Pantel. Beaux animaux que le représentant du troupeau, Tintin, va refléter le 14 septembre.
« Ce sera surtout l’occasion de passer un bon moment entre éleveurs, de souffler un peu une journée loin de la ferme », note Sylvain Pantel, qui s’est inscrit avant tout pour « voir comment ça se passe, et peut-être être meilleur les prochaines fois ». Si le jeune éleveur a sélectionné Tintin pour la compétition, c’est avant tout pour sa docilité. « Il a bon caractère, il est régulier. Sur la ferme, ce qu’on veut, c’est avant tout des animaux dociles, avec de bons aplombs et de la viande », détaille ce dernier. Étant donné que c’est un taureau jeune, il sera jugé à l’attache le 14 septembre.

L’Aubrac, « une passion depuis toujours »
L’Aubrac, c’est une passion partagée dans la famille. « C’est la race du pays, je ne me voyais pas élever autre chose ». Et Sylvain Pantel est prêt à reprendre le flambeau. « Depuis tout petit, dès que j’ai cinq minutes, je vais voir le troupeau. À partir du collège, j’ai été interne. Et dès que je rentrais le mercredi, j’enfilai les bottes pour aller voir les animaux », s’amuse le jeune agriculteur. Une respiration dans un cursus scolaire agricole classique, et qui l’a conduit là où il est aujourd’hui, un éleveur heureux. « Et puis, c’est une race adaptée à notre territoire, qui valorise bien l’herbe ». Une race que le Gaec Pantel travaille en race pure, et en conventionnel.
Les associés s’occupent de 65 mères Aubrac, et sont tournés vers l’export de broutards et « quelques colis en vente directe ». Ils ont aussi rejoint, il y a six mois, la filière BFA : « on va préparer trois vaches par an, pour le moment. Cette filière, c’est un bon moyen de valoriser nos animaux », note Sylvain Pantel.
Sur la ferme aux nombreux pâturages, les associés sont autonomes à 100 %. « On récolte tout, paille, foin, céréales, et on arrive à faire de la bonne marchandise ». En 2024, la météo aidant, ils en sont à leur troisième récolte : « les granges sont pleines, c’est rassurant ». L’avantage de cette autonomie est d’aider notamment à produire des animaux de meilleure qualité. « On travaille aussi beaucoup sur la génétique, pour que nos animaux soient proches du standard attendu en Aubrac : qu’elles soient jolies d’apparence, qu’elles aient du lait pour bien faire téter les veaux, de belles cornes, des beaux aplombs, etc. ».
 

En pratique

Jugement des animaux à l’attache et au ring à partir de 10 h.
Jugement en ring pour les vaches de 6 ans à 11 ans et plus et les taureaux de 4 ans à 7 ans et plus.
Déroulé de la journée :
–de 10 h à 12 h : jugement des animaux ;
–de 14 h à 17 h : prix de championnat et prix spéciaux ;
– 17 h : défilé officiel et remise des prix.

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