Virage dorien : dix ans de ferveur en orange et noir
Dix ans après sa création, le Virage dorien promet une édition anniversaire haute en couleurs, au col du Perthus, pour l'étape cantalienne du Tour de France, le 14 juillet.
Dix ans après sa création, le Virage dorien promet une édition anniversaire haute en couleurs, au col du Perthus, pour l'étape cantalienne du Tour de France, le 14 juillet.
Alors qu’Aurillac a déjà vu fleurir des affiches jaunes, eux restent fidèles à leur drapeau orange et noir, des couleurs qu’un certain nombre d’entre eux ont fièrement arborées et chèrement défendues sur la pelouse du stade du Moulin à Vent. Fidèles aussi aux valeurs de convivialité, partage et solidarité qu’ils convoquent depuis dix ans à chaque passage du Tour de France en terre cantalienne sur leur virage devenu mythique.
Ferveur sur le Tour de France
Le Virage dorien, qui soufflera les 13 et 14 juillet prochain ses dix bougies, c’est une histoire d’amitié, de passion pour l’Ovalie et la petite reine, de communion festive autour de champions comme seul le sport peut en inspirer. Les années ont passé depuis leur première empreinte quadrillée tracée dans l’une des dernières courbes avant le salut du col du Perthus, quelques premières rides se sont creusées dans le sillon des sourires, mais l’enthousiasme est resté intact et communicatif, débordant largement le cercle des gars et filles, frères et sœurs, du plateau.
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Orphelins de leur coureur de cœur, Romain Bardet, dont ils ont scandé et chanté le nom une décennie durant à la faveur de ses exploits, le Virage dorien n’en promet pas moins un édition 2026 fantastique... de retour sur son bitume préféré, sur la D317, au kilomètre 150 de l’étape Aurillac-Le Lioran, avec une pente éprouvante à 8,5 %. “C’est parti d’une “connerie” lancée entre quatre copains en 2016...”, raconte l’un d’eux Alexandre Volpilhac - alias Chouna -, organisateur en chef du Virage constitué il y a cinq ans en association officielle. “Comme ça avait pas trop mal marché, on a poursuivi en 2020, 2024 pour le Tour mais aussi pour le “Dauphiné libéré” (cette fois à Roquenatou)”, mais aussi en expatriant le damier. Joux Plane, Peyragudes, Luz Ardiden, Tourmalet, Val Thorens, les lacets dantesques de l’Alpe d’Huez... : autant d’ascensions mythiques qui ont conservé les joyeux stigmates de leur passage.
Virage dorien : convialité et solidarité
“À la base, on est tous issus du club (RC Saint-Cernin), le socle dur est là haut, mais on rassemble depuis plus large, avec une quarantaine d’adhérents, de tous milieux et tous horizons, les plus jeunes ont 18-20 ans, les plus âgés approchent la cinquantaine, et depuis 2023, on a même quelques trailers qui sont greffés, qui s’alignent sur des courses aux couleurs du Virage, la Jussacoise, la Pastourelle... mais sans esprit de compétition”,
poursuit Chouna.
Qui pour remplacer Bardet dans les cœurs ?
Fumigènes orange, canard géant, chants, olà au passage des chouchous tricolores... ont marqué leur présence et les esprits depuis dix ans. Des ingrédients qui seront de la partie les 13 et 14 juillet, complétés d’une buvette dont les bénéfices seront en partie reversés à une association caritative (Les Petits Mec P2(1)), d’un food-truck, celui du Gaec d’Ayvals, avec burger à la viande salers et au cantal... “On est en train de finaliser le programme, il y aura une TV sur place pour suivre la course, mais aussi des petits jeux (quizz, pesée du vélo, pronostics...) pour fêter les dix ans.” Et la “orange & black army” s’annonce plus nombreuse que jamais, dès le 13 juillet, veille de jour férié. Mais qui pour remplacer Bardet ? “On va en discuter. Seixas, pourquoi pas ? De toute façon ce sera un Français !”
(1) Association française dédiée aux familles touchées par le syndrome de duplication du gène MECP2, une anomalie génétique rare, progressive et grave qui affecte principalement les garçons.