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Vin de Saint-Pourçain : Jusqu’à 60 % d’assemblage, l’irrigation possible

C’était une décision très attendue par les viticulteurs bourbonnais. Le cahier de charges vient d’être homologué par l’État.

© Union des vignerons de Saint-Pourçain

Le vin de Saint-Pourçain bénéficie de l’AOC depuis 2009. Depuis, ces différents producteurs devaient respecter un cahier des charges défini par l’Inao (Institut National de l’Origine et de la Qualité).

S’adapter aux évolutions climatiques
Après dix ans de mise en place, ce cahier devait évoluer et s’adapter à de nouvelles contraintes environnementales, notamment. Les précisions de Jean-Michel Ferrier président du syndicat des viticulteurs de Saint-Pourçain : « c’était une nécessité pour l’ensemble de la profession et nous avions plusieurs demandes à transmettre pour l’évolution de ce document ». Et, parmi ces demandes, l’augmentation de 40 à 60 % des assemblages possibles en trésailler. « L’Inao y était, jusque là, défavorable mais, aux vues des évolutions climatiques, nous avons pu convaincre leurs experts que les cépages de trésailler ont une faculté à mieux résister aux fortes chaleurs. Ils sont donc plus adaptés aux évolutions climatiques ».
C’était l’un des points majeurs de la modification qui ne change en rien la qualité du vin, au contraire, comme l’explique Jean-Michel Ferrier : « les aspects d’agrumes, minéralité des vins blancs s’en trouveront même encore plus révélés ! ».
Des aléas climatiques et des sécheresses à répétition qui ont également été pris en compte dans ce nouveau cahier des charges, ouvrant ainsi la possibilité à l’irrigation dans le vignoble saint-pourçinois.
D’autres avancées sur certaines techniques de vinification ont également été apportées.

Un marqueur fort
Avec la publication de l’arrêté au Journal Officiel en date du
12 octobre 2021 homologuant le cahier des charges de l’appellation d’origine contrôlée « Saint-Pourçain »,
toutes ces nouvelles possibilités sont donc offertes aux producteurs de ce bassin. Une décision qui couronne trois ans de travail pour Jean-Michel Ferrier : « c’est désormais un marqueur fort pour notre vignoble qui pourra s’appliquer dès cette récolte ».

Une réponse du Ministère attendue
Le président du Syndicat des viticulteurs qui en profite aussi pour rappeler que « nous attendons toujours une réponse du Ministère de l’agriculture concernant le calendrier de restructuration… ».

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