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Vétérinaires ruraux : plus en solo

La diminution du nombre de vétérinaires spécialisés en rurale est de plus en plus inquiétante. Pour éviter que le maillage territorial ne se dégrade davantage, des praticiens se rassemblent au sein d’une même structure.

© Aurélie Pasquelin

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. « Sur les 300 vétérinaires installés en Isère, seuls 70 exercent, peu ou prou, l’activité rurale. Et, à force de diminuer d’années en années, elle ne représente plus que dix à quinze ETP dans le département », expose Sylvain Traynard, chef de service santé et protection animale à la direction départementale de Protection des populations de l’Isère. Et la tendance n’est pas près de s’inverser puisque sur ces 70 praticiens, on ne devrait plus en compter que 50 à court terme, tant le renouvellement de la spécialité n’est pas assuré.
Si la situation est compliquée dans l’ensemble du département, elle l’est encore plus dans le nord Isère (autour de Morestel) et l’ensemble du sud Isère où un certain nombre de cabinets risquent de fermer leurs portes dans un proche avenir.

Des praticiens spécialisés
Pour les professionnels de l’activité, cette situation relève - un peu - des contraintes de l’activité elle-même (grande amplitude horaire, garde, dangerosité). Mais elle est surtout la conséquence de la baisse de densité des zones d’élevage et des difficultés économiques rencontrées par les éleveurs, qui font que l’activité rurale des praticiens intéressés diminue et devient difficile à exercer puisqu’elle est de moins en moins rentable et qu’ils doivent la compléter avec les autres disciplines.

 

 

Suite de l'article à lire dans le Réveil Lozère n°1540, du 26 décembre 2019, en page 16.

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