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Vers une relance du bleu de Trizac ?

La relance du bleu de Trizac passe par un effort supplémentaire des producteurs et l´entrée de Centre-Lait dans le capital.

Dans la perspective de la création d´une laiterie pour relancer la production d´un bleu au lait cru à Trizac, le cabinet Mirvalt (Mission régionale à la valorisation des terroirs) vient d´effectuer une étude de faisabilité économique pour le compte de la communauté de communes du pays Gentiane et de la coopérative. La simulation de la mise en oeuvre du projet économique a prévu une montée en régime progressive du volume transformé afin de se hisser à 1,75 million de litres de lait en année trois, pour un rendement de 8 litres par kilo de fromage affiné. La production devrait passer ainsi de 110 tonnes la première année à 160, puis à 218 tonnes. L´étude suggère une commercialisation collective sur la base du regroupement de trois structures fromagères. L´actuelle coopérative de Trizac, au sein de Volcalis, assumera la collecte journalière, le tri du lait fromageable en cru, le paiement du lait, le suivi des producteurs, l´appui technique, le service froid et la gestion des quotas.

Trois emplois créés

Ces interventions seront assumées pour un coût de 2,3 centimes d´euro par litre. Sur la base de vingt producteurs, la même somme devra être ajoutée pour assurer, en amont de la transformation, les contrôles nécessaires à une bonne maîtrise de la qualité du lait. La construction d´un bâtiment neuf et l´achat de matériel d´occasion ont été estimés à 1,82 million euros en sachant que 40 % de subventions peuvent être espérées. D´après l´étude, les charges de fabrication doivent s´élever à 334 000 euros la première année, 350 000 la seconde et 390 000 la troisième. Dans un premier temps, pour trois emplois, 75 000 euros annuels de frais de personnels sont prévus. La simulation économique de cet atelier de transformation laisse espérer un bénéfice en troisième année et la possibilité de verser aux producteurs un complément de prix de 4,5 centimes d´euros par litre, dès l´année suivante, tout en permettant à l´entreprise de conserver un solde de trésorerie positif de 30 000 euros.

"Démarrer maintenant"

Cependant les hypothèses envisagées prévoient un déficit de trésorerie de 77 000 euros en première année qui se prolongerait durant la seconde. La solution proposée aux adhérents de la coopérative consiste à augmenter leur mise de fonds à hauteur de 135 000 euros (40 000 de plus que ce qui était initialement prévu) et à laisser entrer au capital le groupe Centre-Lait pour un montant de 45 000 euros. "C´est possible d´aller chercher du lait à Trizac et ailleurs. Si l´on ne démarre pas maintenant, il se peut qu´il y en ait beaucoup moins dans 10 ans", estime Jean-Luc Vergeade, président de la coopérative de Trizac et maire de la commune,. De son côté, Daniel Pujol explique que, face aux grand groupes, il y a une place pour des petites structures nerveuses, un petit groupe autonome dans sa démarche qui travaillerait en bonne entente avec un grand frère local

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