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Interview
Une vitrine corrézienne à destination des professionnels

À l'occasion du Sommet de l'élevage, deux éleveurs de limousines corréziens, nous expliquent la raison de leur participation à l'événement en compagnie de leurs animaux.

Entrée du Sommet de l'élevage près de Clermont-Ferrand. Hall du salon agricole. visiteurs.
© Sophie Chatenet

Maryline Hilaire du GAEC Hilaire de Masseret et Gilles Dumond du GAEC Gilles et Franck Dumond d'Arnac Pompadour se sont pliés au jeu des questions-réponses malgré un emploi du temps bien chargé à quelques jours du Sommet.


Pourriez-vous nous parler de votre exploitation ?
Maryline Hilaire : mon frère Laurent s'est installé en GAEC avec nos parents en 1998. Je les ai rejoints en 2006 suite au départ à la retraite de notre papa. Nous avons un troupeau de 180 mères et une dizaine de taureaux pour la monte. Nous vendons entre 25 et 30 reproducteurs par an. Nous sommes dans un système d'élevage et polyculture (2 ha de maïs et 18 ha de céréales). Nous pratiquons le double vêlage en automne et au printemps et les animaux passent les quatre mois d'hiver à l'intérieur.
 

Gilles Dumond : nous sommes installés depuis 3 générations. J'ai pris ma retraite en janvier 2023 mais mon fils Franck, JA au canton de Lubersac, est en GAEC avec sa mère Dominique. Nous sommes en bio avec un cheptel de 170 mères limousines inscrite au Herd book. Les mâles sont à la vente entre 15 et 18 mois pour la reproduction, les femelles sont vendues en tant que génisses à deux ans et demi.


Combien présentez-vous d'animaux cette année ? 
M. H. : Il y aura Taz un veau de 24 mois, Savoie une génisse pleine de 3 ans et Rossignol un taureau de plus de 38 mois. Comme cela, tout l'éventail de notre exploitation est représenté.
 

G. D. : Nous présentons entre 2 à 3 animaux chaque année. Pour cela il faut qu'ils soient sélectionnés au concours National puis par le Herd book.


Depuis quand présentez-vous des animaux au Sommet ?
M. H. : Le GAEC a commencé au début des années 2000. C'est notre père qui a donné l'impulsion et cela perdure depuis plus de vingt ans. 
 

G. D. : Nous participons depuis la création du Sommet à Cournon en 1992.
 

Qu'est-ce qui vous motive à participer au Sommet de l'élevage ?
M. H. : C'est une vitrine de notre exploitation très importante à destination de tous les exposants professionnels qui sont présents en grand nombre. En effet, à la différence du SIA, peu de personnes du grand public se déplacent. Il s'agit d'un public averti qui sait ce qu'il vient voir et c'est la raison pour laquelle le sommet n'a pas lieu sur un week-end ! C'est très intéressant pour notre exploitation : cela nous permet de rencontrer des clients potentiels et de montrer notre travail de reproducteurs. Dans un second temps, on en profite pour retrouver des éleveurs amis, de se comparer, de se confronter en dehors du département et de la région Nouvelle-Aquitaine. 
 

G. D. : C'est le plus grand festival de l'élevage qui existe. C'est une manifestation pour les professionnels sans beaucoup de touristes, une exposition de bêtes et de matériel agricole. C'est très important pour nous car c'est grâce à ça que nous trouvons nos clients, que nous prouvons la qualité de notre travail. Et puis une fois par an nous avons le plaisir de nous retrouver tous ensemble, les éleveurs, d'échanger, de casser la croûte…

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