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Une vision collective pour un projet collaboratif

Mettre en commun ses ressources pour bâtir une agriculture participative et dynamiser la vie économique locale, tel est le projet du Collectif des éleveurs de la Petite Creuse, présenté lundi 29 janvier dernier au conseil communautaire des Portes de la Creuse en Marche.

Une aventure collective pour le développement du nord de la Creuse.
Une aventure collective pour le développement du nord de la Creuse.
© AA

Ils sont une vingtaine, tous exploitants agricoles sur le territoire de la communauté de communes des Portes de la Creuse en Marche, éleveurs de vaches allaitantes, à avoir décidé de prendre leurs destins en main. Regroupés en association loi 1901, ils désirent créer une ferme collective pour valoriser leurs productions.
Aujourd’hui en Creuse on compte 447 000 bovins, « 4 vaches pour un habitant » souligne Patrick Roussillat, président de l’association, et 64 000 naissances par an de veaux limousins ou charolais. Ces veaux grandissent avec leurs mères durant 9 mois, se nourrissant de leur lait, d’herbe qu’ils pâturent dans les champs ou de céréales majoritairement produites sur les exploitations. Ensuite 60 % de ces jeunes bovins, appelés broutards, sont exportés en Italie ou en Espagne où ils sont engraissés pour ensuite revenir dans les assiettes des consommateurs français. C’est sur ce point que le Collectif des éleveurs de la Petite Creuse veut changer les choses. « À l’heure où l’on parle de bien-être animal, il parait insensé que nos animaux passent des heures dans des camions pour faire ces trajets, explique Olivier Magnon, vice-président de l’association. L’objectif est donc de créer une filière locale pour nos jeunes bovins nés sur nos exploitations ». Ils pourront ainsi bénéficier du confort de la Ferme collective creusoise, dans des bâtiments neufs et aux normes européennes, et d’une alimentation saine produite sur le territoire.
Pour les éleveurs engagés dans ce projet c’est l’ambition de produire des animaux de qualité, de faire vivre l’économie locale, tout en visant une meilleure rémunération. « Nous attendons maintenant un appui de la communauté de communes » insiste Patrick Roussillat. Un soutien qui s’est concrétisé via un vote majoritaire du conseil communautaire et qui offre ainsi de belles perspectives aux éleveurs de l’association.

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