Aller au contenu principal

Bovin limousin
Une vente satisfaisante

Vendredi dernier, la Coopérative des éleveurs de la Marche a organisé une vente de jeunes taureaux appartenant à ses adhérents.

La vente sous pli cacheté s'est tenue dans les installations de la Coopérative des éleveurs de la Marche (Celmar), au centre de la section « Reproducteurs » de Malonze à La Souterraine.

Les veaux de 12 à 18 mois à haut potentiel génétique mis en vente ont draîné un nombreux public, composé d'éleveurs, acheteurs, clients ou connaisseurs.

La race bovine limousine est une race en expansion, avec une population passée de 600 000 têtes à 1 million en vingt ans. Lors de cette vente, la présence d'acheteurs venus de bien au-delà les limites du bassin traditionnel de la Celmar (Creuse, Haute-Vienne, Indre) : Nièvre, Moselle, Maine-et-Loire, Haute-Saône… venait corroborer cet état de fait.

Parmi les animaux en vente, 21 étaient à haut potentiels génétiques. Finalement, quarante-quatre bovins, au nom commençant par la lettre « D », ont été vendus sur 58 présents, pour un prix moyen de 2 435 euros. « En nombre, cela s'est bien vendu, expliquait, satisfait, le président de Celmar, Paul Urbain, après la vente des veaux à haut potentiel génétique. Il y a un décalage de prix entre les très bons et les plus standards. » L'élu de la coopérative était content de noter qu'en « volume et en prix », il y avait un maintien, ce qui est remarquable, vu la période actuelle. Le directeur de Celmar, Philippe Deschamps, allait dans le même sens.

Départ de Thierry Blanc et de la tête de la section « Reproducteurs » de la Celmar

Jean-Baptiste Moreau, basé à Aulon, a pris depuis un mois la place de Thierry Blanchet à la tête de la section « reproducteurs » de la Celmar. Il était déjà administrateur de la Celmar. Ancien ingénieur agricole en Charente-Maritime, Jean-Baptiste Moreau est installé depuis 2006. Il possède 130 mères vaches au sein de l'EARL du Pré-du-Cros et a vendu deux veaux (Davy et Denver) lors de cette vente. Il engraisse, et fait du reproducteur et du taurillon. En tant que nouveau responsable de la section « Reproducteurs » de la Celmar, son objectif est d'avoir « une certaine homogénéité au niveau du groupe des adhérents » (au nombre de 70).

A noter : lors du Concours national Limousin 2009, à Nantes, trois premiers prix ont été remportés par un adhérent de la Celmar, l'EARL Lagautrière, basé à Villard : Caribou (mâles de 19 à 22 mois) ; Bouffy (mâles de 26 à 33 mois) ; Bretelle (génisses pleines de 26 à 33 mois).

Première vente pour Pascal Touzet, jeune adhérent à la Celmar

Basé à Gournay (Indre), l'éleveur est adhérent depuis quatre ans à la Celmar. Il s'est installé en 2003, après avoir été pâtissier, au sein de l'EARL Touzet-Soulas, en association avec son beau-frère. Il a racheté des vaches de sélection. Puis en 2006, s'est mis à faire du broutard. L'EARL détient cent vaches sur 150 hectares. Deux-cent vingt hectares sont destinées aux céréales.

Lors de cette vente, il présentait Dédale, un veau de type viande précoce, avec un quartier arrière exceptionnel, remarquable dans ses largeurs, avec des origines laitières. L'animal, né le 10 octobre 2008, a été vendu 2 522,31 euros.

« Je souhaite améliorer la génétique de mon cheptel, donc je recherche les meilleurs veaux, avec les meilleurs critères de la race (potentiel laitier, facilité de naissance). », explique l’éleveur âgé de 30 ans.

Communiqué de presse de Celmar. Extraits.

Celmar : la qualité paie !

[...] Les éleveurs savent, et ont bien compris que l'achat d'un taureau est un investissement important à ne pas négliger sous peine de pénaliser financièrement son exploitation.

[...] Les animaux présentés par les commerciaux étaient de qualité avec un bon potentiel génétique type « mixte-viande » et une garantie sanitaire ce qui a permis malgré une légère frilosité sur les enchères d'obtenir des prix tout à fait corrects, puisque le prix moyen des 44 veaux vendus est de 2 435 euros.

- 20 veaux à haut potentiel génétique sur 21 ont trouvé preneur à un prix moyen de 2 720 euros.

- 24 veaux sur 37 se sont vendus à la vente traditionnelle à un prix moyen de 2 200 euros

La plus forte « mise », 3 502 euros, a été attribuée à Duc né le 13 septembre 2008 chez l'EARL Lagautrière à Villard (23), par un éleveur du département de l'Indre.

Cette vente de jeunes taureaux reproducteurs a été une réussite allant au-delà de nos espoirs. Ce qui nous incite à œuvrer avec encore plus d'enthousiasme et d'ambition malgré la morosité ambiante.

Les plus lus

Antoine Cayrol : chevalier... de l'extrême

Il est l'un des neuf seuls alpinistes au monde à avoir atteint les trois pôles : nord, sur, Everest. Un parcours vertigineux…

Julie Rigal, présidente de Bienvenue à la ferme Cantal, devant le point de vente de la Ferme des fourches, installé dans un ancien sécadou
Qui est la nouvelle présidente de Bienvenue à la Ferme du Cantal ?

Une jeune productrice de viande d’aubrac transformée à Junhac, a pris les rênes de l’association départementale de producteurs…

Un taureau salers défile sur le ring des enchères.
Pourquoi les enchères n'ont pas flambé pour la salers ?

Trente-sept jeunes reproducteurs salers, dont trois du rameau laitier, étaient à vendre mercredi à la station d’évaluation du…

Les quatre Ifas cantaliens unis pour attirer les candidats

La formation d’aide-soignant recrute ses futurs étudiants. Deux réunions d’informations en visio sont proposées.
 

Eleveur au milieu de son troupeau de vacjes.
Ils ont osé la monotraite !

C’est une nouvelle vie professionnelle et familiale qui s’est ouverte pour Rémi Andrieu depuis le 1er janvier 2013 et le…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière