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Une vache mutilée à Végennes

Un couple d'éleveurs de Végennes près de Beaulieu-sur-Dordogne a eu la mauvaise surprise de retrouver une vache mutilée. Un traumatisme pour l'animal et pour ses propriétaires.

Après incision, la queue a été arrachée, mais le reste n'a pas été emporté.
Après incision, la queue a été arrachée, mais le reste n'a pas été emporté.
© Damien Valleix

Depuis quelques jours, Sébastien Neuville et Mireille Puybouffat ne dorment plus tranquillement. Vendredi 13 août au matin, alors qu'ils font le tour de leur troupeau, ils remarquent une vache couverte de sang. L'animal, une limousine adulte, a été mutilé dans la nuit.
Sa queue a été soigneusement incisée avant d'être dépecée par « arrachement » (volontaire ou par réaction de l'animal ?). En effet, le cuir a été retrouvé plus tard dans le pré, entier et non retourné.
Aussitôt, les éleveurs sont allés chercher le corral de contention pour isoler la victime et lui apporter les premiers soins en attendant l'arrivée du vétérinaire. En accord avec ce dernier, ils n'amputent pas la queue pour laisser une chance à la peau et aux poils de repousser.
Mireille Puybouffat, qui a entendu parler des mutilations de chevaux (NDLR : au printemps et à l'été 2020), fait le rapprochement et contacte la gendarmerie. « Ce ne peut pas être un accident ou le fait d'un autre animal. L'incision est parfaite, elle a probablement été réalisée au scalpel. Ce n'est pas non plus un acte spontané. C'est probablement l'oeuvre de quelqu'un d'équipé et d'expérimenté », témoignent les éleveurs.
Sur place, les gendarmes de Beynat ont procédé à la recherche d'empreintes et d'ADN sur l'animal et le reste de queue trouvé dans le pré. Une prise de sang a également été réalisée pour vérifier si celui-ci contient des traces de produits anesthésiants. Car même si la vache s'était toujours montrée particulièrement douce, il est peu probable que « l'opération » ait pu être menée sans que l'animal n'ait été immobilisé ou endormi.
Une plainte a été déposée à la gendarmerie. Cette dernière a augmenté la fréquence des rondes de nuit mais n'avance aucune conclusion quant à l'enquête. Un acte similaire s'était produit en Dordogne à Saint-Martin-le-Pin, quelques jours plus tôt. Deux bovins d'un même éleveur ont été mutilés au niveau de la queue selon, semble-t-il, une méthode similaire.
Quelles peuvent être les motivations des auteurs ? Aucune hypothèse n'est pour le moment écartée. Cette affaire rappelle les évènements de l'année 2020 pendant laquelle, un peu partout en France, des centaines de chevaux et quelques bovins avaient fait l'objet d'actes de mutilation, entraînant parfois la mort. Les enquêtes n'avaient alors apporté aucune réponse claire, tant les cas étaient divers et éclatés.
Sébastien Neuville et Mireille Puybouffat qui détiennent également des chevaux ont souhaité témoigner de leur mésaventure pour inviter les éleveurs à redoubler de vigilance.

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