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Une thèse pour valider l'intérêt de l'agriculture de conservation

Si l'agriculture de conservation progresse ces dernières années, on estime que seulement 1 % des agriculteurs ont fait ce choix. Une étudiante de Toulouse vient d'entamer une thèse pour valider scientifiquement l'intérêt de cette approche.

Clara Lefèvre (à gauche) est venue repérer les parcelles de Mikaël Brunet (à droite), avec les techniciens de la Chambre d'agriculture de la Vienne.
Clara Lefèvre (à gauche) est venue repérer les parcelles de Mikaël Brunet (à droite), avec les techniciens de la Chambre d'agriculture de la Vienne.
© EH

« On voit des choses, on a des intuitions, mais on reste parfois sur notre faim, car on n'a pas d'élément technique validé » constate Mickaël Brunet. Cet agriculteur de Châtain, dans la Vienne, a fait le choix depuis cinq ans de cultiver ses champs en agriculture de conservation, et fait évoluer ses pratiques au fil de ses expériences, mais aussi des échanges qu'il a avec d'autres agriculteurs ou des techniciens. « On aimerait avoir une validation scientifique de nos pratiques », ajoute le céréalier, qui élève également des vaches limousines. C'est cette envie qui l'a poussé à accepter de participer au travail de Clara Lefèvre. Cette étudiante de Toulouse (Haute-Garrone) vient de débuter une thèse encadrée par l'Inrae, le Cirad et le PADV pour mesurer l'impact de l'agriculture de conservation sur l'état des sols, leur santé, mais aussi la qualité nutritionnelle des grains de blé. Durant trois ans, elle va suivre les parcelles de quarante-deux agriculteurs de l'ouest de la France, de Tours à Angoulême et de la Rochelle à Poitiers. « Nous avons choisi cette zone, car il y a ici beaucoup d'agriculteurs pionniers dans l'agriculture de conservation. Nous avons identifié des binômes, pour réaliser le suivi dans des parcelles en agriculture de conservation et des parcelles en conventionnel, situées à proximité, et avec des conditions climatiques et de sols semblables ».

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