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Une mobilisation massive pour le « premier avertissement »

À l’appel de la FNSEA et de JA, les agriculteurs français se sont mobilisés le 8 octobre pour adresser un « premier avertissement » au gouvernement et demander une action politique claire contre l’agribashing, les surtranspositions de normes ou encore l’accord UE-Canada.

La manifestation se déroulait mardi 8 octobre au soir.
La manifestation se déroulait mardi 8 octobre au soir.
© Aurélie Pasquelin

Derrière le slogan « France, veux-tu encore de tes paysans ? », les agriculteurs se sont mobilisés le 8 octobre sur tout le territoire à l’appel de la FNSEA et de Jeunes agriculteurs pour exprimer leur ras-le-bol face à la déconsidération sociale et politique de leur métier. Entre 11 heures et 14 heures, 6 000 tracteurs et plus de 10 000 agriculteurs étaient en action à travers une centaine de blocages et d’opérations escargots pour dialoguer avec les citoyens. « Le but était aussi d’associer les consommateurs à la détresse qui est la nôtre », explique Jérôme Despey, secrétaire général de la FNSEA.
Des consommateurs invités à dialoguer au cours de ces actions qui ont aussi pris la forme de distribution de produits et de barbecues, et qui se sont montrés réceptifs au message des agriculteurs. Pourtant, le sentiment d’agribashing n’a jamais été aussi fort, poussant d’ailleurs certains agriculteurs à manifester pour la première fois, inquiets devant la montée en puissance des intrusions sur les exploitations et les discours biaisés sur les pratiques agricoles, à l’image de celui de Ségolène Royal le 4 octobre, l’ancienne ministre de l’Écologie ayant affirmé que les pesticides étaient l’une des causes majeures des cancers du sein. « Les agriculteurs ont des bleus au cœur face à ces critiques permanentes », déplore Christiane Lambert. Derrière l’agribashing, poursuit la présidente de la FNSEA, il y a la question de la considération de l’agriculture. « Ce discours peut décourager les jeunes d’accéder au métier », insiste-t-elle.

 

 

Suite de l'article à lire dans le Réveil Lozère n°1530, du 17 octobre 2019, en page 3.

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