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Une maison entièrement dédiée aux petits, tenue par deux assistantes maternelles

Ce n’est pas une crèche, mais un tiers lieu où les assistantes maternelles agréées ont choisi une autre formule que garder les enfants à leur domicile. La première Mam du Cantal... 

Pour l’heure, Cyrielle Allary et Aurélie Vidalinc ont l’agrément pour six enfants gardés en même temps dans la Mam. Douze demandes sont sur liste d’attente. 
Pour l’heure, Cyrielle Allary et Aurélie Vidalinc ont l’agrément pour six enfants gardés en même temps dans la Mam. Douze demandes sont sur liste d’attente. 
© R. S.-A.

Un lotissement résidentiel calme, à Naucelles, près d’Aurillac. Et dans un angle, le panneau sur la clôture d’une coquette maison : “les Mini-môm d’Aurielle”. C’est là qu’est aménagée l’unique maison d’assistantes maternelles (Mam) du Cantal. Ouverte en septembre, elle est le fruit d’une collaboration entre deux nounous qui a vite séduit des familles. Cyrielle Allary et Aurélie Vidalinc y gardent six enfants, dans un espace entièrement dédié. L’ambiance y est sereine. Des petits jouent sur des tapis colorés, d’autres sont blottis dans les bras des assistantes maternelles. Ici, les repas sont faits maison, le silence propice aux siestes des plus petits. “Ce n’est plus comme à la maison où on est obligé de partager les chambres ou les jouets de nos propres enfants”, témoigne Cyrielle, elle-même maman de trois enfants et qui a l’agrément pour en garder quatre. “Et moins isolées, on a vraiment l’impression d’aller au travail, comme tout le monde”, complète Aurélie.

Mutualiser

Pour l’heure, elle qui était aide-soignante en milieu hospitalier, n’a que deux agréments. Mais ici, les deux jeunes femmes ont choisi de tout mutualiser : les charges comme les revenus. Et surtout, quand un enfant tend les bras, qu’importe que ce soit officiellement “sa” nounou ou celle de ses camarades, il trouvera satisfaction et réconfort. Les nourrices mettent aussi l’accent sur la facilité à se relayer pour varier les activités proposées (voir ci-dessous). L’idée du partage prévalait dès l’ébauche du projet, il y a deux ans et demi. Un an plus tard, les demandes étaient formulées à la PMI (Protection maternelle et infantile) et après encore un an de démarches administratives, les assistantes agréées pouvaient ouvrir leur structure. “La toute première chose qu’on nous a demandée, c’est un local approprié. Autrement dit, avec au moins 10 m2 par enfant gardé. Et ce, avant même que l’on sache si notre dossier serait accepté ou non”, se souvient Aurélie. Motivées, les deux jeunes femmes se sont mis en quête d’une maison de plain-pied, en bon état, avec un peu de terrain, et ont honoré, sans aucune aide et avant même de percevoir le premier euro lié à la Mam, un loyer de 720 €/mois.

Investir

La surface habitable permettra à terme d’accueillir jusqu’à huit enfants.  Pour l’équiper, chacune a amené des jeux et un peu de mobilier qu’il a fallu compléter par des achats, ainsi que de l’électro-ménager (réfrigérateur, plaques à induction, micro-ondes, machine à laver, etc.). Après l’accord du maire - obtenu en raison de la forte demande sur le secteur - la Mam a ouvert le 19 septembre.  Depuis, les deux assistantes maternelles n’ont plus envie de “revenir en arrière”, comme le confie Cyrielle. À en juger par les mines réjouies des petits, l’enthousiasme est partagé.

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