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Dans le cadre du Sommet de l'Élevage
Une jument de trait sur trois s'élève dans le Massif Central

Le Massif Central est le plus grand réservoir de chevaux de trait européen avec quelques 10 000 juments et 2 400 éleveurs. La région Auvergne Limousin représente à elle seule 20 % de l'effectif national de poulinières trait.

S’il n’y a pas de race équine issue du Massif Central car, historiquement, les races de travail sur un terroir étaient soit bovine (Charolais, Salers, Aubrac et limousin) soit équine, mais jamais les deux, le Sommet n’est pas moins un rendez-vous important pour le cheval de trait élevé dans cette région.
Tous les berceaux des races de chevaux de trait se trouvent à l’extérieur du Massif : Bretagne, Franche Comté, Perche et Ardennes.
L’utilisation, par l’armée notamment, a développé les effectifs de chevaux de trait dans nos zones  d’autant plus que les chevaux constituent avec les bovins une « association de bienfaiteurs » pour la valorisation  et l’entretien de la flore des prairies naturelles de montagne et demi montagne.
Hors berceaux, les éleveurs se sont organisés depuis de longue date  en structures professionnelles associatives ou syndicales
Tous les départements du Grand Massif central se sont dotés de syndicats d’élevage représentant les éleveurs auprès des Haras Nationaux, des Associations Nationales de race et des collectivités territoriales.
Parallèlement en Auvergne Limousin sont nées des Associations d’Attelage et de producteurs de poulains pour la valorisation viande.
Ce sont toutes ces structures professionnelles qui réunissent une fois par an leurs adhérents  au Sommet pour échanger leurs expériences, concourir entre eux et faire connaître les activités de la filière cheval de trait.

Elevage, viande et utilisation, les 3 piliers de la filière équine

Les syndicats d’élevage s’investissent dans la gestion de la reproduction dans les cheptels et participent à  l’évaluation des chevaux lors des concours d’élevage : ce sont des rassemblements où les critères génétiques sont pris en compte : orientation viande ou utilisation
Côté commercial, la vente des reproducteurs ne représente que 5 % à 7%  du marché. Pour le Massif central qui n’est pas berceau de race, il n’ y a que très peu de plus-value car soit les reproducteurs sont achetés dans les berceaux, soient les transactions commerciales se font entre éleveurs locaux ce qui n’amène aucune plus-value locale. L’ambition  des professionnels du Massif est de passer d’un statut de zone de multiplication à celui de zone d’élevage des grandes races de trait.
Un outil pour réaliser ce projet est bien entendu le Sommet de l’Elevage avec la venue de visiteurs étrangers susceptibles d’acheter localement des chevaux pour l’élevage et l’utilisation.
La seconde valorisation du cheval de trait est l’utilisation. A ce titre, les Associations d’Attelage utilisateurs de jeunes chevaux travaillent, sur les concours d’utilisation jeunes chevaux, à déceler  sur des critères de comportement et d’allures, les animaux aptes à être dressés et à fournir le marché potentiel de chevaux d’attelage.
Une autre mission de ces associations  est  de dresser ou faire dresser les jeunes chevaux et de les orienter sur des activités de loisir (balade en calèche dans la campagne) ou festifs (défilé dans les rues de villes) ou encore de travail dans les zones urbaines selon leurs aptitudes.
Elles se professionnalisent aussi sur la formation de cochers capables de mener les chevaux : c’est un vrai métier qui demande des compétences spécifiques.
Enfin ces associations sont aussi les véritables gardiens d’un patrimoine exceptionnel de matériel hippomobile, gardiens mais aussi utilisateurs de matériel neufs très sophistiqués avec voitures équipées de freins à disques et même GPS !
La plupart d’entre elles ont à proposer des gammes de prestations attelage allant des promenades “découverte du terroir” en calèche à  l’animation de fêtes ou des démonstrations de labour à l’ancienne. Le marché « Utilisation » représente 12 à 18% des débouchés aujourd’hui et des perspectives nouvelles s’ouvrent avec l’utilisation du cheval en ville.
Cependant le poids économique de la filière trait est basé sur la valorisation Viande à 70/80 %.
Valorisation qui se fait au travers de la vente de poulains pour l’Italie, de l’engraissement et de la commercialisation en carcasse pour le marché français de poulains finis et réformes
du secteur élevage ou attelage
Ce fait est incontournable, sans elle, le cheval de trait disparaîtrait de nos montagnes et son seul salut résiderait alors à l’inscrire au bio-patrimoine de l’humanité comme espèce en voie de disparition.
Le Sommet présente toutes les facettes de cette filière au travers de concours, présentation ou colloques. C’est le plus grand rendez-vous multiracial européen en chevaux de trait.

 

Lire le dossier complet dans La Haute-Loire Paysanne de la semaine 39

Un travail collectif

Un collectif de structures professionnelles travaille au sein de la commission équine du Sommet qui construit la “vitrine de la filière trait”.
. La Fédération des Syndicats d’Eleveurs de Chevaux de Trait du Massif central qui regroupe les 7 syndicats départementaux d’Auvergne et Limousin ; syndicats qui ont pour mission la gestion de la reproduction et de l’amélioration génétique en partenariat étroit avec les Haras Nationaux, ainsi que la défense et la promotion du cheval de trait.
. Les Unions pour la commercialisation des poulains et des produits carnés : l’Union Chevaux de Trait Auvergne et l’UTL (Union Trait limousin).
. La fédération des Associations d’Attelage d’Auvergne qui promeut l’attelage festif, de loisir ou demain le Cheval territorial”.

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