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Une ferme à énergie positive : c’est possible !

Une exploitation produisant plus d’énergie qu’elle n’en consomme : un sacré pari pour les élevages en quête de réduction de charges et de reconnaissance écologique.

Réduire, récupérer, produire, le triptyque de la ferme à énergie positive.
Réduire, récupérer, produire, le triptyque de la ferme à énergie positive.
© Stéphane Leitenberger

Pour progresser sur le chemin de l’autonomie énergétique, Jean-Yves Blanchin, du service environnement-bâtiments de l’Institut de l’élevage (Idele), avance trois impératifs : réduire sa consommation, récupérer de l’énergie et en produire. Trois volets devant être combinés pour viser une réelle autonomie avec en préalable le recours à des outils déjà réellement économes et la notion d’efficacité énergétique.
Réduire avant de produire
Les experts évaluent entre 20 et 25 % le potentiel de réduction de l’énergie totale consommée sur un élevage. Comment ? Notamment en agissant sur l’alimentation du troupeau (rationaliser le circuit de distribution des fourrages, valoriser la ressource herbagère…), une fertilisation plus raisonnée comme la valorisation des engrais de ferme, le poste carburant avec le banc d’essai tracteur, la stabulation (raclage automatisé, fosse couverte…), et, pour les laitiers, une réflexion sur le bloc traite, l’un des plus gros postes énergivores. Le potentiel de récupération est plus faible, évalué entre 1 et 1,5 % de l’énergie totale consommée. En élevage laitier, la stabulation permet de récupérer des calories : en captant l’air chaud entre deux parois de la toiture pour alimenter un séchage en grange par exemple ou utiliser une pompe à chaleur. Il est également envisageable de récupérer la chaleur sous l’aire paillée avec un système de canalisations enterrées ou via un puits climatique (canadien) plus adapté pour les bâtiments des veaux. Sur le bloc traite, la récupération de chaleur la plus évidente se fait sur le tank à lait. Souvent plus attractive pour les exploitations, la piste de la production d’énergie revêt une palette de technologies pouvant être combinées, la valorisation de la biomasse est capitalisée sur la ressource bois énergie. Avantage de la valorisation de cette biomasse : un investissement relativement faible pour un retour sur investissement réduit (quatre à cinq ans). La méthanisation (biogaz et possibilité de cogénération) dispose d’un vrai potentiel, mais présente toutefois des freins. « On produit principalement du fumier sur les élevages et peu de lisier. Or les méthaniseurs actuellement en fonctionnement sont conçus sur la base des performances du lisier », expose-t-il.

La suite dans le Réveil Lozère, page 13, édition du 15 décembre 2016, numéro 1388.

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