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Sanitaire
Une équipe de 13 personnes qui œuvrent pour la santé de vos élevages

Le 10 mars, le GDS Haute-Loire a dressé le bilan de ses activités pour l'exercice 2021-2022 et proposait une table ronde sur le thème de la BVD, une maladie bien gérée en Haute-Loire mais qui demande toujours de la vigilance.

Emmanuelle Mariani, directrice du GDS 43, avec le président Thierry Ravel et l'administrateur Cédric Sanial.
Emmanuelle Mariani, directrice du GDS 43, avec le président Thierry Ravel et l'administrateur Cédric Sanial.
© © HLP

En ouverture de l'assemblée générale du Groupement de Défense Sanitaire (GDS) de Haute-Loire ce vendredi 10 mars, la nouvelle directrice Emmanuelle Mariani a tenu à rappeler les fondements et les missions du GDS centrés sur l'assainissement, la veille sanitaire, la prévention, le suivi et le conseil sur la santé du troupeau, la santé du pied et la formation. Une intervention dans 4 sections (bovine, ovine, caprine et porcine) et qui concerne 3593 détenteurs et 270 252 animaux. Le rapport d'activité a été tour à tour présenté par le personnel en charge des dossiers.
Dans le cadre de sa mission d'assainissement, le GDS assure la veille sanitaire de maladies réglementées (Brucellose, Leucose et Tuberculose) sous la délégation de l'Etat et met en œuvre des prophylaxies pour l'IBR et la BVD. Les résultats obtenus en matière de prophylaxies sont globalement bons (compris entre 0,3% des prophylaxies non réalisées pour les bovins et 10% pour les porcins), "C'est le résultat du travail conduit par le GDS, la DDETSPP et les éleveurs" signale Nathalie Bouge, responsable prophylaxies réglementées et certification IBR. Concernant l'IBR, maladie dont l'objectif national vise l'éradication en 2027, la Haute-Loire ne compte pas de nouveau foyer et seulement 8 élevages suivis en assainissement avec 128 animaux positifs. "86% des ateliers ont bénéficié d'un allègement des mesures restrictives. Toutefois, des mesures encore plus restrictives s'appliquent aux élevages non indemnes". Quant à la BVD, elle a fait l'objet d'une table ronde en fin d'assemblée générale (voir dans cette page).
Enfin, au cours de l'exercice, le GDS a signé 344 certificats pour 187 éleveurs ayant participé à 26 manifestations.

Besnoitiose : la maladie gagne du terrain
David Bernard a fait le point sur la Besnoitiose, maladie parasitaire qui fait l'objet d'un plan de lutte ouvert aux élevages volontaires. 86 plans étaient en cours en 2021-2021 contre 36 lors de l'exercice précédent. Une prophylaxie prise en charge par le GDS sans hausse de cotisation. Les dépistages conduits en mars 2023 montrent que la maladie, d'abord cantonnée dans la partie sud du département, gagne progressivement la totalité du territoire. "Grâce à l'implication du laboratoire Terana, la prophylaxie est désormais réalisée chez tous les éleveurs laitiers et allaitants. 113 éleveurs sont aujourd'hui engagés en plan ".
Florence Bastide, responsable formations techniques – plans d’assainissement et audit en élevage, a présenté les autres plans d'assainissement proposés par le GDS, à commencer par le parasitisme avec les kits parasitisme "bovin" et "ovin - caprin" utilisés par seulement 115 éleveurs bovins et 12 éleveurs de petits ruminants. "Je vous invite à faire appel à ces analyses car le parasitisme joue un rôle important sur l'immunité des animaux" a-t-elle signalé.
Les avortements, dont les déclarations restent obligatoires, sont également sous haute surveillance. Le GDS propose un kit d'avortements pour tenter d'identifier les
causes ; en bovins, si 40% des prélèvements ne permettent pas d'expliquer l'avortement, la 1ère cause est la Néosporose.

Ne pas conserver les animaux vecteurs de maladie
Parmi les missions du GDS, on trouve aussi la prévention. c'est dans le cadre de cette action, que le groupement propose des kits "intro" pour les animaux achetés ou qui reviennent d'une pension ; des mouvements qui ont donné lieu à l'édition de 132 823 ASDA. Florence Bastide a appelé à la vigilance des éleveurs et les a alertés sur la nécessité de ne pas conserver des animaux vecteurs de maladies.
Le GDS est un organisme de formation certifié et à ce titre, il a formé 174 éleveurs sur des thèmes variés en 2021-22.
Le parage et la santé du pied fait également partie de ses compétences. "Attention, une simple boîterie peut engendrer de lourdes pertes" prévient Gilles Hugon, Responsable des services parage et hygiène des bâtiments. Cette activité proposée sur 4 départements (43, 63,15, 07) est en plein développement.
Le GDS assure aussi le décapage, désinfection et blanchiment des bâtiments.
Le conseil et suivi santé, en relation avec les vétérinaires traitants a donné lieu à 55 visites de troupeaux.
"Le GDS c'est une équipe de 13 personnes qui sont là pour répondre à vos attentes et qui œuvrent pour la santé de vos élevages" a signalé Emmanuelle Mariani en guise de conclusion de cette présentation dynamique du rapport d'activité.
 

 

Zoom sur...
La BVD : ne jamais relâcher la pression !
En deuxième partie d'assemblée générale, le GDS 43 avait invité le docteur vétérinaire Carole Sala de GDS France venue pour participer à une table ronde sur la BVD, avec la participation de deux administrateurs du GDS (Cédric Sanial, Christine Vazeille, dont le troupeau a été touché par la BVD) , Olivier Pelletrat du GTV et Gilles Barthomeuf, éleveur dont le cheptel a été impacté par la maladie. La BVD est une maladie virale qui coûte cher aux élevages (baisse d'immunité en primo-infection, trouble de la reproduction, pertes d'animaux) et dont les modalités de surveillance sont diverses en France (virologie boucle, sérologie, sérologie lait, double dépistage boucle et sérologie). En Haute-Loire, c'est la virologie à l'aide d'une boucle qui est pratiquée, un choix qui semble être le bon au vu de nos performances en terme d'assainissement (réduction de -65% du nombre de foyers sur les 2 dernières campagnes contre -40% en France) ; une performance que Carole Sala explique par l'application en Haute-Loire de contraintes obligatoires aux mouvements d'animaux. Pour Carole Sala, il ne faut jamais lâcher la pression sur la BVD ; elle préconise une vaccination au cas par cas surtout dans des situations hors de contrôle, lors de mise en pâture ou de risques liés au voisinage. Elle a insisté sur l'importance d'appliquer les règles de biosécurité sur la gestion des introductions, la gestion du risque de voisinage, les rassemblements d'animaux, la gestion des intervenants et visiteurs, le dépistage des avortements.
Enfin les témoignages ont mis en avant les lourdes conséquences économiques de cette maladie notamment sur l'élevage de Gilles Barthomeuf (perte de génisses pleines en semences sexées, baisse de production de lait, problème de repro) et toute l'efficacité des boucles de dépistage BVD, même si cette technique a un coût ; ce qui fait dire à Carole Sala qu'il "est urgent d'attendre encore un peu avant de lâcher les boucles en Haute-Loire !".

 

 

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