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Sécurité
Une convention de partenariat fraîchement réactualisée

Les élus de la Chambre d'agriculture de Haute-Loire ont rencontré un représentant de la gendarmerie nationale le 12 octobre pour faire le point sur leur collaboration et partenariat.

L'officier Jean-Laurent Heyraud avec les élus chambre : Laurine Rousset et Yannick Fialip.
© HLP

Vols de matériels, vols d'animaux, actes malfaisants dans le cadre du phénomène agribashing, divagation d'animaux, et plus récemment mutilations d'équidés..., la liste des actes malveillants envers le monde agricole en général a malheureusement tendance à s'allonger en France comme en Haute-Loire. C'est pour prévenir ce genre d'actes, qu'une convention de partenariat a été signée en 2014 entre la Chambre d'agriculture de Haute-Loire, le groupement départemental de gendarmerie de Haute-Loire et l’État par l'intermédiaire du Préfet.
Cette convention a permis de développer les échanges entre les organismes signataires et ainsi de renforcer la protection des exploitations.
Le 12 octobre dernier, le chef d'escadron et officier de prévention partenariat du groupement de gendarmerie, Jean-Laurent Heyraud a rencontré les élus de la Chambre d'agriculture en vue de faire évoluer cette convention pour l'adapter au mieux à la situation actuelle ; une convention dont l'action s'est vue récemment complétée par "DEMETER ", la cellule nationale de suivi des atteintes au monde agricole en partenariat avec la FNSEA et les JA.


"AlerteAgri43" toujours actif
Le dispositif "AlerteAgri 43" mis en place dès 2014 par la convention départementale reste en vigueur. Suite à une sollicitation de la gendarmerie, la chaîne d'alerte des agriculteurs se déclenche par l'envoi de SMS assuré par la Chambre d'agriculture via son réseau de syndicats agricoles (FDSEA, JA, Coordination rurale, Confédération Paysanne). Depuis son lancement, le dispositif a permis d'alerter les agriculteurs sur des vols entre autres de GPS... De son côté, la Chambre d'agriculture a été amenée à contacter la gendarmerie à l'occasion d'actes d'agribashing.
Le 12 octobre, les signataires de la convention ont évoqué la possibilité de faire intervenir la gendarmerie en cas de détection d'une souffrance à caractère d'urgence chez un agriculteur. Le service agriculteurs en difficulté géré par la Chambre d'agriculture est parfois en contact avec des exploitants agricoles en véritable détresse psychologique qui nécessiterait une intervention immédiate de la part de Police Secours -17. "Sur sollicitation des services de la Chambre d'agriculture ou de la MSA Auvergne, et selon le caractère d'urgence de la situation, nous allons étudier la possibilité de faire intervenir Police Secours" explique Jean-Laurent Heyraud.


Mobiliser le "17" et orienter les patrouilles
Pour limiter les risques de vols de matériels ou d'éventuelles dégradations lors de la construction de nouveaux bâtiments agricoles, la Chambre d'agriculture aura désormais la possibilité d'orienter géographiquement les patrouilles de la gendarmerie.
Les signataires de la convention ont par ailleurs décidé d'intensifier les actes de prévention en direction du public agricole en s'appuyant sur les gendarmes correspondants territoriaux prévention. "Au sein de notre groupement de gendarmerie, nous prévoyons aussi de mettre en place une formation de terrain pour ce type de personnel sur une exploitation agricole".
Élus de la Chambre d'agriculture et gendarmerie restent particulièrement vigilants sur le phénomène actuel de mutilation des équidés qui touche la France entière. "Au sein de la gendarmerie, ce phénomène est perçu comme éminemment sensible. C'est un problème politique majeur et la déclinaison des directives nationales est très ferme et précise. La Haute-Loire n'est pas épargnée, c'est pourquoi nous avons établi des contacts étroits et réguliers avec  le monde de l'équitation et les éleveurs de chevaux" indique l'officier Heyraud qui encourage les éleveurs à être extrêmement attentifs et à se tenir prêts à donner l'alerte sans toutefois tomber dans la psychose.
D'autres sujets d'inquiétude ont été évoqués comme le risque d'altercation plus ou moins agressive contre les agriculteurs dans le cadre du dispositif des ZNT (Zones de non traitement) en vigueur depuis le 1er janvier 2020 ou encore la divagation des animaux (chiens errants, bovins...) qui génère chaque année autour de 1000 appels téléphoniques auprès de la gendarmerie. Sur ce sujet, l'officier Jean-Laurent Heyraud a attiré l'attention des élus sur la problématique des récidivistes et sur lesquels personne ne semble avoir de prise...

 

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