Aller au contenu principal

Jeunes Agriculteurs
Une communication positive autour de l'élevage et de l'agriculture nourricière

Pour vaincre la méconnaissance du grand public en matière agricole, les JA ont décidé de communiquer de manière positive à travers des témoignages d'éleveurs et de conseillers techniques. Explication avec Julien Duplomb.

Julien Duplomb : "Nous avons décidé de parler positivement de notre agriculture à travers des témoignages d'agriculteurs membres  de notre réseau".
Julien Duplomb : "Nous avons décidé de parler positivement de notre agriculture à travers des témoignages d'agriculteurs membres de notre réseau".
© © HLP

Qu'est ce qui a motivé les JA à se lancer dans une communication positive autour de l'agriculture ?
Julien Duplomb, secrétaire général des JA : L'idée d'engager une communication positive est consécutive à cet agribashing infondé que nous avons vu poindre un peu partout en France, à commencer par le rapport de la Cour des comptes sur l'élevage bovin... Nous nous retrouvons trop souvent en situation de défense alors que le secteur agricole est indispensable pour nourrir la population et que l'agriculture française est, de loin, l'une des plus vertueuses au monde. C'est pour ces raisons-là que nous avons décidé de parler positivement de notre agriculture à travers des témoignages d'agriculteurs membres de notre réseau.

Quels sont vos principaux objectifs et votre cible ?
Julien Duplomb : Notre cible c'est le grand public, en somme tous les habitants de Haute-Loire et tous ceux que nous pouvons toucher sur les réseaux sociaux.
Il s'agit en premier lieu de rétablir certaines vérités sur le bien-être animal en montrant que les éleveurs ont tout intérêt à prendre en compte cette notion, car sans respect du bien-être animal, les animaux ne produisent pas... C'est aussi l'occasion de mettre en évidence les liens entre les productions végétales et les productions animales qui sont indissociables, de rappeler la fonction nourricière de nos exploitations agricoles, et d'expliquer la nécessité de maintenir l'agriculture pour l'entretien des paysages sans oublier toute l'activité économique qu'elle génère ; il faut rappeler que l'agriculture est créatrice de milliers d'emplois au sein du département, que ce soit dans les services, l'administratif, l'abattage, la collecte de lait, la transformation agroalimentaire…
Le renouvellement des générations agricoles étant le cœur de métier des Jeunes Agriculteurs, nous espérons que ce projet de communication positive suscitera des vocations parmi le grand public. Car n'oublions pas qu'il faut installer des jeunes pour maintenir la ruralité et le tissu économique qui se forme autour des producteurs. Alors soutenons les agriculteurs pour continuer de manger français, tout simplement.

Quels moyens de communication avez-vous choisi ?
Julien Duplomb : 5 vidéos d'une durée de 5 à 10 minutes ont été réalisées dans des élevages dont les productions, les modes de production et de commercialisation sont différents (Ndlr : voir encadré) ; un moyen pour nous de montrer les différentes facettes de l'élevage. Ces vidéos sont centrées sur le témoignage d'un éleveur auquel se trouve associée une communication plus technique avec l'intervention d'un technicien d'organisme d'élevage. Elles seront diffusées sur les réseaux sociaux Facebook et Instagram pendant la semaine du Sommet de l'élevage (du 3 au 6 octobre), à raison d'une vidéo par semaine et ce durant 1,5 mois.
Nous avons aussi fait appel à un photographe professionnel chargé de réaliser des photos de qualité sur des exploitations agricoles qui donneront de la hauteur à la communication des JA 43.
 

 

Info Plus
5 vidéos à voir
Début octobre, les Jeunes Agriculteurs de Haute-Loire vont diffuser 5 vidéos réalisées en interne sur les réseaux sociaux.
5 éleveurs à découvrir d'ici le mois de novembre :
- Étienne de Veyrac, naisseur-engraisseur porcins et cultures à Vergezac,
- Florian Monteil, vaches laitières à Landos,
- Pierre Baptiste Ollier, brebis allaitantes à Chavaniac-Lafayette,
- Thomas Remond, vaches allaitantes à Chomelix,
- Valentin Guigon, volailles de chair et poules pondeuses avec transformation et vente directe à Ceyssac.

 

Les plus lus

À Saint-Victor, chez Gilles Tailhardat.
S’installer en élevage bovin : deux exploitations à reprendre ont ouvert leurs portes dans l’Allier

La Chambre d’agriculture de l’Allier a organisé le 26 février un après‑midi dédié à la découverte de deux exploitations bovins…

Mickaël Vignal, au centre, a investi dans une centrale photovoltaïque de 36 kWc dont une partie de la production est autoconsommée.
Avec la baisse des tarifs de rachat d'électricité, l’autoconsommation est-elle devenue rentable ? 

À Sugères, Mickaël Vignal, éleveur laitier, a investi dans l'énergie solaire pour réduire sa facture d’électricité de 28…

Un nouveau kit d’introduction dérogatoire a été mis en place par le GDS. Il concerne les lots d’au moins 10 bovins âgés de moins de 24 mois, destinés uniquement à la boucherie ou à l’export.
Au 1er avril 2026 : les règles d'introduction des bovins évoluent

Les règles d’introduction des bovins en Haute-Loire évoluent le 1er avril 2026 afin de mieux concilier sécurité…

tank à lait avec des gens
Surproduction laitière : « L’enjeu est de faire la marche arrière la plus basse possible sur les prix »

Florent Kaplon, président du CRIEL et directeur amont des fromageries Dischamps analyse la conjoncture laitière et apporte un…

Le Cantal est le département de la région où la collecte laitière a le plus progressé fin 2025.
Lait de vache : Pourquoi la collecte laitière augmente ?

Depuis la fin de l'année, la production laitière a fortement augmenté à la faveur d'un automne clément et de fourrages…

De gauche à droite : Pierre Prallon, JA 43, Lionel Guy, président de la section lait de la FDSEA 43, Éric Richard, administrateur de la FNPL et vice-président  section lait de la FDSEA 43, Ludovic Blin, vice-président de la FNPL, J-Paul Peyral, administrateur FNPL et Géraud Bruel, président de la section lait du Cantal.
Tournée régionale FNPL : les éleveurs paient l’addition d’un manque d’anticipation industriel dans la crise laitière

En 2026, les éleveurs laitiers français paient le prix fort d’un manque d’anticipation industriel. C'est l'analyse portée par…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière