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Une cellule de crise pour limiter l’altération de la sélection

Les opérations d’inséminations sont fortement perturbées par la crise sanitaire.
Les opérations d’inséminations sont fortement perturbées par la crise sanitaire.
© DR

Avec moins de recueils en ferme, et des inséminations perturbées, l’activité de sélection pâtit aussi de la crise liée au covid-19, comme en témoigne Laurent Journaux, secrétaire général de France génétique élevage, l’interprofession nationale pour l’amélioration génétique des ruminants.

Le secteur de l’amélioration génétique des ruminants est également impacté par les mesures de confinement. Dans quelles proportions ?
Les niveaux de collecte par rapport à 2019 dès la semaine 12 (semaine du 16 au 22 mars) accusent une baisse de 30 à 70 % suivant les espèces et le type de caractère. La reproduction des animaux est elle aussi perturbée, notamment la mise en œuvre de l’insémination chez les petits ruminants. Les conséquences à court terme sont une très forte perturbation du recueil des performances dans les fermes et les stations de contrôle.

Quelles mesures ont-elles été prises pour maintenir l’activité même à minima ?
Les activités qui pouvaient être reportées l’ont été. Leur calendrier de mise en œuvre sera révisé en fonction de l’évolution des mesures de confinement. Les activités qui peuvent être poursuivies le sont en fonction des contraintes locales et dans le respect des mesures de biosécurité. Dans d’autres cas, notamment en cas de contacts entre éleveurs et techniciens, des solutions alternatives sont, lorsque cela est possible, en cours de déploiement, sous réserve d’accord de l’éleveur. Il est conseillé aux éleveurs de contacter directement le technicien ou la structure concerné(e).

À plus long terme, la baisse d’activités risque-t-elle d’altérer les programmes de sélection ?
Nous sommes en effet particulièrement attentifs aux répercutions à moyen terme sur les programmes de sélection. Ces dispositifs se gèrent sur une durée longue, une interruption du cumul du progrès génétique peut avoir des impacts très importants. Les conséquences à plus long terme sont déjà envisagées, notamment pour les calculs de valeurs génétiques de fin de printemps, automne et de l’hiver 2020. Les équipes Idele étudient actuellement avec GenEval et les autres familles de FGE les différentes solutions pour proposer les adaptations de calculs nécessaires (poids à âge type, lactations cumulées, qualifications) pour valoriser le maximum d’informations tout en conservant une précision compatible avec leur valorisation génétique. D’autres pistes pour les races qui disposent de la sélection génomique pourront être étudiées en recourant à un génotypage ciblé de certaines populations en substitution ponctuelle du recueil de performances.

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