Aller au contenu principal

Une belle aventure qu’il recommande à tous les agriculteurs célibataires

Éleveur de Fin Gras du Mézenc aux Estables, Roland Giraud a participé cette année à l’émission “L’amour est dans le pré”. Une belle expérience qu’il nous fait partager.

Roland Giraud a participé à la 12e saison de “L’amour est dans le pré””.
Roland Giraud a participé à la 12e saison de “L’amour est dans le pré””.
© HLP

Installé depuis 1984 avec 30 vaches charolaises et leur suite, Roland Giraud, 61 ans, produit chaque année une quinzaine d’animaux Fin Gras du Mézenc dont la viande est commercialisée par la boucherie Thierry au Teil, en Ardèche.
Célibataire, Roland qui n’a pas souvent eu l’occasion de quitter son village natal perché à 1343 m d’altitude, a ressenti il y a quelques mois le besoin de s’ouvrir aux autres et de trouver une compagne. L’émission “L’amour est dans le pré” fut l’occasion idéale pour lui de se lancer : «Je regardais assez régulièrement cette émission que j’aimais bien. J’en ai parlé à mon entourage qui m’a encouragé à m’inscrire». Et depuis, la vie de Roland a été quelque peu chamboulée, pour son plus grand bonheur !

Une expérience inoubliable !
Entretien avec la société qui produit l’émission, rencontres avec la présentatrice bien connue Karine Le Marchand, des tournages sur sa ferme et dans son logement, sans oublier plusieurs voyages à Paris..., pendant près d’un an, Roland a vécu une expérience inoubliable.
L’aventure a commencé fin octobre 2016 lorsqu’une équipe de neuf personnes (caméramans, cadreurs et journaliste) a débarqué chez lui pour réaliser son portrait. «C’était le grand chamboulement !» se souvient-il et certainement encore plus le lendemain, lorsque Karine Le Marchand, accompagnée de son chauffeur, sa maquilleuse et sa coiffeuse, est arrivée chez lui. «Ils ont installé des caméras un peu partout ; ils ont même fait voler un drône pour prendre des images».

Face aux caméras
Mais toute cette effervescence n’a pas déstabilisé Roland qui avait déjà eu quelques expériences avec les caméras en tant que figurant, lors d’un tournage de la série TV Kaamelott en 2008. En revanche, il a été surpris par l’évolution des moyens de transports ferroviaires de notre pays : «Je n’avais pas mis les pieds dans une gare depuis plus de 40 ans ; il est loin le temps où la micheline dotée de sièges en bois reliait Le Puy à St Etienne !».
Tous frais payés (transport, hôtel, frais de remplacement sur les fermes), les agriculteurs pouvaient quitter sereinement leur exploitation pour participer à l’émission.
Durant le séjour à la ferme, Roland et ses deux prétendantes (Michèle et Christiane) ont vécu quotidiennement avec deux caméras braquées sur eux tandis qu’une journaliste, dans l’ombre, prenait des notes sur leurs échanges. «Au début, les caméras nous gènaient un peu et ensuite on y pensait plus» indique-t-il avec le sourire.

La vie de château pendant quatre jours !
«J’ai vraiment beaucoup apprécié le séjour que l’on a passé lors du bilan de l’émission à Arles : pendant 4 jours, on était tous ensemble avec Karine Le Marchand dans un Mas avec piscine, des activités à faire... C’était de vraies vacances. La vie de château pendant quatre jours !».
Même si Roland n’a pas réussi à trouver l’amour -ses deux prétendantes ne correspondaient pas à ce qu’il recherchait- il a trouvé de nouveaux copains parmi les autres candidats agriculteurs et leurs prétendantes. “Que ce soit avec Sébastien, éleveur de brebis en Nouvelle Aquitaine, Carole, éleveuse de chiens dans les Alpes-Martimes, Vincent éleveur de brebis en Occitanie, Raphaël pêcheur dans notre région, Nathalie éleveuse de vaches et de chèvres en Bourgogne-Franche Comté, le vigneron Christophe et sa prétendante Angélique..., j’ai gardé le contact avec eux. On s’appelle régulièrement pour prendre des nouvelles et on organise des rencontres entre nous».
Ravi de sa participation dans cette émission de télévision, Roland incite tous les agriculteurs célibataires à poser leur candidature : «C’est une très belle aventure. Ça permet de créer des liens et de rompre l’isolement de certains agriculteurs particulièrement seuls».
Selon lui, les producteurs, surtout ceux orientés sur la vente directe, ont tout à gagner des retombées de l’émission. «“L’amour est dans le pré” a permis une bonne promotion du village des Estables, du Mézenc et de la filière Fin Gras du Mézenc» indique-t-il.
D’ailleurs le gîte sous label Gîte de France que possède Roland à  Chanteloube sur la commune des Estables, porte désormais le nom  de l’émission !
Souhaitons à présent que Roland, qui s’apprête à prendre sa retraite, réussira à trouver l’amour.

Les plus lus

Mickaël Vignal, au centre, a investi dans une centrale photovoltaïque de 36 kWc dont une partie de la production est autoconsommée.
Avec la baisse des tarifs de rachat d'électricité, l’autoconsommation est-elle devenue rentable ? 

À Sugères, Mickaël Vignal, éleveur laitier, a investi dans l'énergie solaire pour réduire sa facture d’électricité de 28…

Un nouveau kit d’introduction dérogatoire a été mis en place par le GDS. Il concerne les lots d’au moins 10 bovins âgés de moins de 24 mois, destinés uniquement à la boucherie ou à l’export.
Au 1er avril 2026 : les règles d'introduction des bovins évoluent

Les règles d’introduction des bovins en Haute-Loire évoluent le 1er avril 2026 afin de mieux concilier sécurité…

portrait de Domniqué Chargé, président de La Coopérative Agricole.
Dominique Chargé voit les coopératives “prêtes à reconstruire de la souveraineté”

Dans un pays aux 2 100 coopératives et où trois agriculteurs sur quatre sont adhérents, le chef de l’organisation faîtière des…

tank à lait avec des gens
Surproduction laitière : « L’enjeu est de faire la marche arrière la plus basse possible sur les prix »

Florent Kaplon, président du CRIEL et directeur amont des fromageries Dischamps analyse la conjoncture laitière et apporte un…

Le Cantal est le département de la région où la collecte laitière a le plus progressé fin 2025.
Lait de vache : Pourquoi la collecte laitière augmente ?

Depuis la fin de l'année, la production laitière a fortement augmenté à la faveur d'un automne clément et de fourrages…

De gauche à droite : Pierre Prallon, JA 43, Lionel Guy, président de la section lait de la FDSEA 43, Éric Richard, administrateur de la FNPL et vice-président  section lait de la FDSEA 43, Ludovic Blin, vice-président de la FNPL, J-Paul Peyral, administrateur FNPL et Géraud Bruel, président de la section lait du Cantal.
Tournée régionale FNPL : les éleveurs paient l’addition d’un manque d’anticipation industriel dans la crise laitière

En 2026, les éleveurs laitiers français paient le prix fort d’un manque d’anticipation industriel. C'est l'analyse portée par…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière