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Une arrivée pour un départ : une équation qui implique des actions

L’association Installer en Massif central a détaillé dernièrement, à l’occasion de son assemblée générale, les avancées du projet Témoin.

© AM

Remplacer une personne qui part en retraite par une personne qui s’installe. Tel est l’objectif ambitieux du projet Témoin, porté depuis trois ans, par l’association Installer Massif central qui réunit le réseau Jeunes agriculteurs. De rencontres sur le terrain, en expérimentations sur des territoires cibles (Corrèze, Aveyron, Dordogne, Puy-de-Dôme, Loire… voir par ailleurs), en passant par des réunions plénières, le projet a mis en lumière la nécessité d’améliorer l’installation par transmission familiale, mais aussi l’installation de personnes non issues du monde agricole et ou du territoire proche. « On s’est rendu compte que pour ces personnes, les questions de sens, de projet de vie et donc de leur déclinaison dans leur projet professionnel agricole revêt de plus en plus d’importance », explique Anaïs Mager, animatrice de l’association Installer en Massif central. À ce titre, la démarche Témoin a confirmé qu’un point de blocage pour satisfaire à l’ambition nécessaire « 1 pour 1 » est le trop grand décalage entre les « offres d’exploitations à reprendre » (que ce soit en termes de cessions de parts de Gaec ou de cession d’exploitation) ou les offres de métiers et les « demandes des potentiels nouveaux agriculteurs ».

La question de l’accueil
D’où cette question très transversale « comment j’accueille quelqu’un sur mon exploitation ? », valable pour tous. Pour l’associé dans un Gaec qui cherche un salarié, pour l’associé qui envisage de quitter le Gaec dans 5 ans, pour l’exploitant individuel qui approche de la retraite (qu’il ait ou non identifié un repreneur), pour l’agriculteur dans la force de l’âge débordé par la charge de travail… D’un autre côté, pour les personnes désirant devenir agricultrices dans le Massif, il est souvent constaté soit un manque de maturité des projets personnels-professionnels (de l’enfant qui va continuer sans trop oser se poser de questions « le projet de papa » au porteur de projet « atypique » qui n’a en fait qu’une vague idée de la concrétisation matérielle de son envie…), ce qui insécurise l’ensemble des acteurs et en particulier les cédants… ; soit au contraire des personnes, non issues du territoire et de l’agriculture, qui ont pris le temps pendant plusieurs années de mûrir leur projet, mais pour lesquelles il est du coup très difficile de le faire « atterrir » dans un territoire et/ou une exploitation. Dans tous les cas, les offres et les demandes des uns ont le plus grand mal à s’ajuster aux offres et demandes des autres, l’agrandissement est alors, rationnellement, la solution bien souvent privilégiée…

Agir ensemble
Face à cette situation, l’un des enjeux du projet est donc de tendre vers des exploitations accueillantes. Plusieurs pistes à actionner simultanément sont avancées : accompagner les « accueillants et ou cédants » dans leurs exploitations à préciser leur projet personnel/professionnel et leur offre tout en laissant des marges de manœuvre pour accueillir un nouvel agriculteur avec son projet personnel-professionnel ; accompagner les potentiels nouveaux agriculteurs à préciser leur projet, tout en y laissant des marges de manœuvre pour pouvoir faire atterrir ce projet dans un territoire et sur une exploitation donnée ; faciliter la rencontre entre les « accueillants » et les « arrivants » pour rechercher la meilleure adéquation possible entre les projets des uns et des autres, et en particulier en quoi le projet de l’accueillant peut s’enrichir du projet de l’arrivant, et inversement, tout en enrichissant un projet de territoire…

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