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Une année correcte malgré tout

En dépit des nombreux aléas climatiques, la récolte 2017 est plutôt correcte dans l’Allier. Meilleure que ce que beaucoup pensaient, en tous les cas. Cette année, plus que les autres, c’est bien la récolte qui a été juge de paix.

© AA

Gel tardif, orages, grêles, périodes de chaleur, … Les événements climatiques du premier semestre 2017 laissaient présager aux agriculteurs une piètre récolte. Pourtant, cette année est finalement dans les standards.

Hétérogénéité
Pour autant, cette moisson 2017, est marquée par une grande hétérogénéité entre les parcelles et à l’intérieur même de celles-ci. « Je dirais que c’est vraiment le phénomène de cette année, juge Corine Jasserand, responsable qualité de l’Ucal. Selon la verse, on observe de grandes différences sur deux parcelles même côte-à-côte ». Un constat partagé par Luc Fournier, technicien agronome à la Chambre d’agriculture qui note que « certaines parcelles dont les fonds ont gelé n’ont rien donné alors que le centre de la parcelle sera meilleur ». Autre nuance, apportée par Pierre Brenon, élu à la Chambre d’agriculture : « Les rendements sont plutôt bons sur les exploitations de polyculture-élevage mais finalement assez décevant en grandes cultures ». On décèle aussi une grande hétérogénéité en fonction des dates de semis. Notons, enfin, les parcelles dévastées par la grêle dans le secteur de Montmarault. « Dans ces cas-là, on récupère ce qu’il y a à récupérer … », glisse Luc Fournier.

Blés
Les résultats sont variables d’un secteur à l’autre dans la plupart des parcelles impactées par le gel de fin avril qui présentent des rendements de l’ordre de 50 quintaux/ ha. Des récoltes cependant décevantes sur les terres habituellement productives comme celles de la Limagne, pas forcément touchées par le gel, qui plafonnent à 65/70 quintaux/ha. En Forterre, les rendements autour de 50 quintaux/ha sont fréquents, subissant, sans doute, les impacts du gel. Au final, ce sont les petites terres de Sologne et du Bocage qui s’en sortent le mieux avec des rendements situés autour de 55/65 quintaux/ha, hormis certaines parcelles du sud-Sologne à cause du gel.  Là encore, de grandes hétérogénéités sont visibles. « Pour les parcelles gelées, les bas fond ont nettement moins résisté », note Pierre Brenon. Pour autant, les parcelles abîmées ont bénéficié d’un nouveau tallage salvateur pour les récoltes. Pour ce qui est de la qualité, on peut facilement distinguer deux périodes : « les blés récoltés avant les pluies arrivées le 8 juillet avaient des PS autour de 78/79 mais sont allés décroissants par la suite car les pluies ont souvent interrompu les travaux ». En fin de campagne, on arrive péniblement à 70 de PS. Pour ce qui est de l’Ucal, la moitié de la récolte 2017 en blé devrait satisfaire la meunerie dont le seuil est fixé à 76. Pour la partie collecte-approvisionnement, Gilles Jeudy estime son résultat final à 70 % de son blé qui passera en meunerie. « Une année normale », selon lui.  Sur tous les secteurs de l’Allier, la teneur en protéine des blés est élevée. La moyenne est supérieure à 12,5 %. Cette valeur est bien au-dessus de la moyenne décennale de la récolte française.

Colza
On peut parler de bonne année en colza. Les rendements sont bons à très bons sur l’ensemble du département voire même exceptionnels sur le centre et l’ouest. De 35 à 45 quintaux/ha en moyenne sur l’ensemble du territoire bourbonnais.

Orge
En orge, en revanche, les rendements sont assez moyens. Entre 60 et 65 quintaux/ha en Sologne, Bocage, Forterre et un peu moins en Limagne et dans l’est du département.

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