Aller au contenu principal

Lozère
Un spectacle théâtral pour rompre la solitude

La MSA du Languedoc a mis sur pied un spectacle théâtral à danser et à chanter pour créer du lien social sur le territoire lozérien.

© Lise Monteillet

«Nous rencontrons souvent des personnes seules, parce qu’elles sont célibataires, veuves ou divorcées. Nous nous sommes rendues compte que la solitude était vraiment dure à vivre. Parfois, cela peut engendrer des problèmes de santé, comme la dépression, l’alcoolisme. Et cela peut aller jusqu’au suicide», explique Patricia Savoie, responsable de l’action sanitaire et sociale en Lozère, à la MSA du Languedoc. Elle poursuit : «On se sentait un peu démunis face à cette souffrance en milieu rural, où les rencontres sont plus compliquées».

La plupart du temps, les cinq travailleurs sociaux de la Lozère ne rencontrent les personnes souffrant de la solitude que lorsque surviennent des problèmes économiques et que la personne a lâché prise. Alors, la MSA du Languedoc a décidé d’agir plus en amont, pour faire de la prévention. C’était il y a plus d’un an. Depuis, un groupe de travail a été constitué. Et de premières actions ont vu le jour, telles que l’organisation d’un repas festif à Fournels. «La première action a été de lever les tabous pour en parler», résume Patricia Savoie. La soirée sur Fournels a permis de rassembler entre 70 et 80 personnes. Elle était organisée en partenariat avec le syndicat des Jeunes agriculteurs.

Cet automne, la MSA du Languedoc a décidé de mener une action «de plus grande envergure» : un spectacle sera joué à trois reprises, en Lozère, pour rompre la solitude, le temps d’une soirée et favoriser les rencontres.

À lire dans le Réveil Lozère n°1181, du 1er novembre 2012, en page 4.

Le célibat se ressent plus fort en Lozère

«Nous travaillons depuis plus de trois ans sur le thème du célibat et de l’isolement. Le constat est toujours le même : le pourcentage de personnes célibataires en Lozère n’est pas plus élevé que dans d’autres milieux. Mais il existe un effet d’isolement qui fait que cette situation est plus difficile à accepter pour les personnes concernées», explique Michel Vieilledent, 1er vice président de la MSA du Languedoc. En France, 38, 4 % de personnes vivent seules au sein de la population âgée de plus de 18 ans. En Lozère, le pourcentage est de 37,10 %.
Selon Christophe Giraud, sociologue : «en agriculture, le célibat concernerait davantage le secteur d’élevage, les petites exploitations et surtout les jeunes chefs d’exploitation». En Lozère, l’isolement géographique, les hivers rigoureux, rendent plus prégnant ce sentiment de solitude et alourdissent le quotidien.

Les plus lus

Optimisme prudent pour les producteurs de lait de Sodiaal

La section lozérienne de Sodiaal s’est réunie lundi 1er décembre au Chastel-Nouvel, pour son assemblée annuelle,…

Quand les incohérences fragilisent l’agriculture

Pour la FDSEA de la Creuse, remettre de la cohérence dans les décisions publiques est devenu une urgence absolue.

Depuis le 19 janvier, Murat retrouve un cabinet vétérinaire

Emma Mondy et Alexis Ferrières viennent de s’installer à Murat, en sortie de ville pour soigner les animaux de compagnie. Un…

Aurillac : Hadrien Passenaud ouvre son cabinet vétérinaire à La Ponétie

Originaire de Saint-Illide, salarié plusieurs années dans une clinique aurillacoise, Hadrien Passenaud a fait le choix de s’…

Limagrain construit le plus grand magasin de semences d'Europe à Ennezat

Annie Genevard a posé aux côtés de Sébastien Vidal, président de Limagrain, la première pierre du projet Athenza, doté de 200…

Des brunes au pré
Lait : Le prix fond comme neige au soleil

En cette période hivernale, le constat est sans appel : le prix du lait de vache fond, lui aussi, comme neige au soleil. L’…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière