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Un soutien professionnel sans faille au projet de porcherie à Royère-de-Vassivière

Sur invitation de la FDSEA et des JA de la Creuse, une conférence de presse a eu lieu sur l’exploitation du Gaec du Villard.

Les responsables professionnels et syndicaux de la filière porcine creusoise et néo-aquitaine devant un bâtiment agricole..
Les responsables professionnels et syndicaux de la filière porcine ont expliqué à la presse les dimensions réelles du projet.
© SP

Vendredi dernier, sur l’exploitation du Gaec du Villard, situé à Royère-de-Vassivière, la FDSEA et les JA de la Creuse ont convié la presse pour défendre le projet d’élevage porcin en présence du président de la FNSEA Nouvelle-Aquitaine, du président de l’interprofession porcine, des représentants de la coopérative Cirhyo et du président de la Chambre d’agriculture de la Creuse.

Gérée par la même famille depuis sept générations, cette exploitation de 210 hectares, spécialisée dans l’élevage de vaches limousines inscrites, souhaite se développer et diversifier ses productions. L’objectif des associés est clair : rester à une taille d’exploitation actuelle tout en sécurisant le revenus.

La fertilisation organique plutôt que chimique

Lors de la présentation, les membres du Gaec ont expliqué pourquoi ils font le choix de cette diversification. Ce projet va répondre à plusieurs de leur objectifs : répondre à la souveraineté alimentaire en produisant localement une viande de plus en plus consommée, assurer le développement d’un revenu suffisant pour les 3 associés sur l’exploitation, valoriser les effluents qui serviront de fertilisant naturel et ainsi de réduire l’usage et le coût des engrais chimiques.

Soutenant fermement l’initiative, les responsables agricoles ont rappelé que cette porcherie respecte scrupuleusement la réglementation française. Le projet, de taille familiale, s’inscrit parfaitement dans le contexte actuel et dans l’environnement, les exploitants font le choix d’être encore plus pointus que la réglementation qui leur sont imposé.

Un élevage modeste face aux accords de libre-échange

Yohann Guesdon, président de la FNSEA Nouvelle-Aquitaine, a, quant à lui, insisté sur la taille modeste de cet élevage de porcs, faisant partie d’une filière complète de porc charcutier, principale viande consommée en France. Pour le président de la coopérative Cirhyo, Noël Thuret, cette diversification n’est plus une option mais une nécessité vitale face à la fragilité du monde agricole depuis quelques années.

Enfin, Pierre Moureu, président de l’interprofession porcine de Nouvelle-Aquitaine, a alerté sur l’impact géopolitique : bloquer ce projet de 800 places d’engraissement nuirait à notre souveraineté alimentaire, au profit d’importations toujours plus importante issues d’accords de libre-échange.

La vie d’un territoire en question

Au-delà de la ferme, c’est l’économie de la Creuse qui est en jeu. Les représentants professionnels ont souligné que freiner un tel projet affaiblirait un tissu local déjà fragile, alors que cette filière structurée est synonyme d’emplois et de dynamisme pour le territoire. Le président de la Chambre d’agriculture, Pascal Lerousseau, a d’ailleurs rappelé que la moitié des agriculteurs creusois ont plus de 50 ans : maintenir les paysages actuels et éviter l’enfrichement nécessite de soutenir les jeunes entrepreneurs.

En fin d’intervention, les responsables du monde agricole ont appelé au respect, condamnant fermement les attaques personnelles subies récemment par les exploitants du Gaec.

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