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Un seul site de réa à l'horizon 2016

Le centre médico-chirurgical considère que le rapport d'expertise amortit l'opinion plus tranchée des spécialistes sur le terrain, et ne perd pas espoir de conserver son service de réanimation.

Le Centre médico-chirurgical d'Aurillac dispose depuis 1973 d'un service de réanimation qui compte, à ce jour, huit places.
Le Centre médico-chirurgical d'Aurillac dispose depuis 1973 d'un service de réanimation qui compte, à ce jour, huit places.
© R.Saint-André

Dix lits. Peut-être douze, mais pas davantage pour les services de réanimation du bassin d'Aurillac, réunis sur un seul site. Le fameux rapport des experts- qui s'est tant fait attendre - préconise donc ce que l'Agence régionale de santé (ARS) prévoyait, en lieu et place des six places de l'hôpital public d'Aurillac et des huit de la clinique privée CMC de Tronquières. Dans l'attente d'un regroupement, le service réanimation du centre médico-chirurgical se voit prorogé jusqu'en février 2016. Une conclusion qui ne satisfait ni le directeur du CMC, ni les praticiens, ni le président du collectif "J'aime ma réa". Ils ont pris le temps d'éplucher le document remis vendredi, avant de réagir publiquement cette semaine.


Une bataille perdue, mais...


"Nous avons perdu une bataille, celle de se battre pour le maintien de deux services, public et privé. À la lueur du rapport d'expertise, qui compte tout de même quelques points positifs, nous nous battrons pour que le site retenu soit le nôtre", lance Jacques Markarian, l'anesthésiste-réanimateur du CMC, à la tête du collectif, qui n'a rien perdu de sa combativité. En effet, si le directeur de l'ARS fait clairement comprendre qu'il souhaite une offre regroupée sur l'hôpital public, rien n'y oblige et, à cette heure, le débat n'est pas tranché. "L'analyse de notre service est encourageant", estime Romain Auriac, directeur de la clinique privée, tout en précisant que les experts n'ont pas le pouvoir de statuer sur le site qui accueillera le service unique. Le CMC exige la nomination d'un médiateur pour ouvrir les discussions entre la clinique privée et l'hôpital public. Voilà donc désormais le principal cheval de bataille. Mais ce n'est pas le seul. Le docteur Markarian rappelle que des procédures sont en cours devant le tribunal administratif et que, à ce seul motif, cela justifie bien une prorogation non pas de 12, mais de 18 mois. Il réclame aussi que soit évoquée l'idée de douze lits, pas dix. "Déjà, les 14 proposés aujour-d'hui ne suffisent pas", argumente- t-il en livrant une multitude d'exemples. Enfin, il prend bonne note de la proposition que, si aucun accord n'est trouvé, une expérimentation pourrait être conduite durant un an ou plus, avec six lits de part et d'autre, le temps d'une analyse approfondie.


Du "gâchis"


En l'état actuel des choses, le président du Conseil général réagit à son tour : "Voilà qui confirme ce qui était redouté  :  un  document présenté comme une expertise indépendante pour arrêter une opinion et qui sert le projet du gouvernement", déplore Vincent Descoeur. "C'est décevant et révoltant. Daté du 16 juin, remis le 25 juin, il a été soustrait pendant six mois, si ce n'est amendé... Or la décision va se traduire par une dégradation de l'offre de soin et, malheureusement, des suppressions d'emplois. Un formidable gâchis."


Droits de reproduction et de diffusion réservés.

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