Un seul contrôle par an, la MISA tient-elle ses promesses faites aux agriculteurs ?
Entre simplification administrative et rigueur nécessaire, la MISA du Puy-de-Dôme dresse le bilan de ses contrôles agricoles en 2025.
Entre simplification administrative et rigueur nécessaire, la MISA du Puy-de-Dôme dresse le bilan de ses contrôles agricoles en 2025.
Le 5 mars dernier, une réunion élargie de la Mission Interservices Agricole (MISA) a eu lieu à la Préfecture du Puy-de-Dôme. Cette instance a été créée en 2024 en réponse aux revendications de la profession agricole. Elle vise à mieux coordonner les contrôles administratifs dans les exploitations, en limitant leur fréquence à un seul contrôle par an et par exploitation.
La MISA rassemble l’ensemble des services de l’État impliqués dans les contrôles agricoles, afin d’harmoniser leurs interventions. Pour la première fois, cette réunion s’est tenue en format élargi, en présence de parlementaires et de représentants de la profession agricole,
« marquant une volonté de transparence et de dialogue » souligne la Préfecture du Puy-de-Dôme dans son communiqué de presse.
Bilan des contrôles en 2025 dans le Puy-de-Dôme: une baisse des interventions
En 2025, 758 exploitations ont été contrôlées. Parmi elles, 632 ont bénéficié du dispositif de contrôle unique, garantissant qu’aucune exploitation n’ait subi plus d’un contrôle administratif par an.
Les contrôles relatifs aux aides de la Politique Agricole Commune (PAC) ont concerné 530 exploitations puydomoises (contre 584 en 2024) dont 128 pour l’éligibilité aux aides bovines et 229 pour les aides surfaciques.
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Les contrôles hors PAC, menés par divers services (DDPP, DGCCRF, DRAAF, Douanes, OFB, etc.) et couvrant des thématiques variées (protection animale, biosécurité, environnement, fraudes et sanitaires), s'ajoutent à ces contrôles.
Selon le communiqué de presse de la Préfecture du Puy-de-Dôme, la préfète, Anne Frackowaick-Jacobs aurait rappelé : « ces contrôles sont essentiels pour légitimer les aides publiques accordées aux agriculteurs » tout en insistant sur la nécessité de les réaliser dans un climat de confiance et d’écoute.