Aller au contenu principal

« Un salon des éleveurs pour les éleveurs »

Jacques Chazalet, Président du Sommet de l’élevage

Jacques Chazalet
Jacques Chazalet
© S. Chatenet

Comment se présente cette édition 2018 ?


Les choses s’amorcent plutôt favorablement puisqu’encore une fois nous allons atteindre un nombre record d’exposants en accueillant 1 535 sociétés. La conjoncture agricole est globalement plus favorable même s’il reste des situations difficiles accentuées par la sécheresse de ces derniers mois. L’agriculture est en évolution permanente et les éleveurs sont motivés pour avancer positivement dans leur métier malgré les difficultés rencontrées.

Le président de la Région, propriétaire du site de la Grande Halle, a annoncé, la semaine dernière que la construction de la seconde halle ce serait pour 2021 et non 2020. Que va vous
permettre cette nouvelle infrastructure ?


La seconde halle va nous permettre de nous développer davantage, en optimisant nos capacités d’accueil des exposants et des visiteurs. À l’horizon 2021, nous partagerons avec éleveurs et exposants, l’objectif d’organiser le Sommet sur quatre jours contre trois aujourd’hui. Pour la Région, cet investissement offre des perspectives de développement d’évènementiels sur le site. Ainsi, Michelin pourrait peser pour ramener le sommet mondial de la mobilité durable, qui se déroule actuellement au Canada, sur Clermont grâce à l’aménagement de la deuxième halle. Enfin, côté Sommet, nous sommes en discussion avec le gestionnaire de l’autoroute, le Conseil départemental du Puy-de-Dôme et les communes pour réaménager la partie parking. Nous saturons aujourd’hui. Notre besoin est évalué à 15 000 places.

Quelles sont les retombées économiques d’un évènement comme le Sommet ?


Nous disposons d’un budget de 5 à 6 millions d’euros. On estime que l’évènement génère 150 000 transactions, avec une moyenne de 100 contacts par exposant. Pour l’hôtellerie et la restauration régionale, le Sommet c’est 12 millions d’euros de retombées, et autant pour les transports, l’affrètement et les frais d’approche.

La Turquie est l’invitée d’honneur cette année. Quelle est la stratégie du Sommet à l’international ?


Après l’Iran en 2017, c’est une chance pour nous d’accueillir la Turquie. Au-delà des commentaires politiques, il y a un intérêt commun entre l’Europe et la Turquie. Sur la viande bovine, à l’occasion d’un déplacement en avril dernier, nous avons pu mesurer le potentiel que représente ce pays pour les races françaises. Nous espérons que le récent allégement du certificat sanitaire va permettre rapidement d’exporter des animaux vers ce pays. Plus globalement, en tant que carrefour d’affaires, le Sommet travaille avec d’autres pays du pourtour méditerranéen, avec l’Asie, l’Amérique du Sud…Nous recevrons 84 délégations étrangères venues de tous les continents, soit environ 4 000 visiteurs étrangers.


Propos recueillis par Sophie Chatenet

Les plus lus

Antoine, Éric et Yoann Foncelle, de l'EARL des Diagots
Transmission : « Reprendre la ferme familiale, une évidence »

À 23 ans, Antoine Foncelle est en plein dans l’aventure de l’installation. Son projet est de reprendre la ferme de son père.…

Conditions d'attribution, calcul des ressources, recours sur succession : la MSA Auvergne fait le point sur un dispositif qui préserve spécifiquement l'outil de travail des agriculteurs.
L’ASPA, un coup de pouce méconnu pour les retraites agricoles modestes

Complément de revenu destiné aux retraités les plus modestes, l’ASPA reste largement sous-utilisée par les exploitants…

une femme et un homme assis sur un mur
Gîtes et chambres d’hôte : Valoriser sa ferme et créer du lien

Dans le cadre de son installation, Floriane Varenne se lance dans l’accueil touristique avec son mari Jonas, tous les deux…

Nathalie Mallot, directrice de la FNSEA 03, et Laurent Thivat, vice-président de la FNSEA 03.
Tour de France : les agriculteurs de l’Allier mettent l’agriculture à l’honneur à Saulcet

À l’occasion du passage du Tour de France 2026 dans l’Allier, les agriculteurs et les viticulteurs réaliseront une fresque…

Théo Mialon, éleveur à Moissat, aux côtés de Viking, un taureau qui devrait partir en concours dès septembre 2026.
Installation : Théo Mialon, l'élevage charolais en héritage

À seulement 24 ans, Théo Mialon a déjà tout d’un agriculteur accompli. Installé depuis novembre 2022 sur l’exploitation…

Les cultures dérobées, une piste à explorer pour sécuriser les stocks fourragers

Les cultures dérobées fourragères peuvent permettre de reconstituer une partie des stocks sans pour autant s’avérer une…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière