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Un robot de traite d'occasion par souci d'économie

Avec les premiers renouvellement, le marché des robots de traite s'organise. L'accès à la robotisation de la traite n'est désormais plus réservé à une élite. En 2007, une vingtaine d'installation d'occasion ont été réalisées.

La structure monobloc des robots de traite facilite leur transfert et leur implantation dans un bâtiment existant.
La structure monobloc des robots de traite facilite leur transfert et leur implantation dans un bâtiment existant.
© F. Mechekour

Investir plus de 120 000 euros dans un robot de traite n’est pas à la portée de tous les élevages. Mais depuis quelques mois, l’accès à la traite robotisée n’est plus aussi élitiste grâce au développement d’une offre en robot d’occasion. « Pour 2007, une vingtaine de robots d’occasion auront été installés », estime Guillaume Chabra, responsable marketing équipements laitiers chez Lely. Les premières ventes réalisées par le constructeur concernent essentiellement deux logiques d’investissement. « Nos clients pour l’occasion sont soit des structures de taille moyenne pour qui l’investissement dans du neuf serait financièrement trop difficile, soit des élevages équipés d’un premier robot au maximum de sa productivité et qui récupèrent du quota sans pouvoir justifier d’un deuxième robot neuf », explique le spécialiste. Mais la demande semble surtout se concentrer dans les zones à petites structures comme la Bretagne.

Robots de quatre ou de cinq ans

« La liste d’attente est longue ce qui ne favorise pas la baisse des prix. Ceux-ci s’échelonnent de 50 000 à 100 000 euros et sont établis en fonction de l’age du robot, du nombre de mise à jour qu’il a reçu et des modifications à lui apporter avant sa remise en service ». Les robots d’occasion ne sont pas très vieux. « On reprend souvent des robots de quatre ou cinq ans issus d’un renouvellement. Les éleveurs changent de robots pour trois raisons principales suivant les régions. Dans le grand Ouest, des éleveurs optent pour un nouveau modèle afin d’être à la pointe de la technologie. Les grosses structures dans l’Est renouvellent pour des raisons fiscales suite à un amortissement rapide du robot. Enfin, d’autres choisissent le nouveau modèle pour avoir plus de capacité », précise Guillaume Chabra. Le constructeur néerlandais s’assure également du bon déroulement des affaires.

Une garantie d’un an

« Chaque robot repris est révisé, il subit une mise à jour complète pour le mettre au même niveau technologique que les robots actuels. L’étude d’implantation et la formation de l’éleveur sont réalisées comme dans le cas d’un neuf. Cela nous permet d’offrir une garantie d’un an de l’installation et de proposer les mêmes contrats de maintenance qu’en neuf ». Avec un marché du neuf en pleine expansion depuis déjà deux ans, l’offre en robot devrait rapidement s’étoffer. Des robots vieillissants arriveront également sur le marché. Selon Guillaume Chabra, « il est difficile de se prononcer sur la durée de vie d’un robot. Il est toutefois rassurant de savoir que le premier robot de traite commercialisé il y a quinze ans est toujours en fonctionnement tout comme les premiers robots vendus sur le marché français. Nos stalles sont garanties dix ans et les nombreuses pièces d’usure du robot permettent une remise en état conséquente ».

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