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Un robot d'alimentation de précision

A l'occasion de la dernière journée lait organisée par la Chambre d'agriculture de l'Allier au Gaec De Roover à Limoise, les visiteurs ont pu voir en action le Jeantil automatic feeding, robot d'alimentation de pointe.

© AA

Au Gaec De Roover, à Limoise, le mot efficacité prend tout son sens. Sur 550 hectares (110 ha d’orge, 210 ha de blé, 130 ha de maïs, 65 ha de colza et 35 ha de prairie), le Gaec élève 120 vaches Prim’Holstein pour une production annuelle de 1 200 tonnes, 600 truies (vente de 15 000 porcs par an) et gère une unité de méthanisation de 150 kw pour une production de 1 200 mw par an. Des productions assurées par Pascal, Loïc et Marc, les trois frères associés qui emploient, au sein du Gaec, cinq salariés.

Une organisation rigoureuse

Efficacité d’abord sur l’organisation du travail, rigoureusement structurée. « Nous, associés, nous travaillons un week-end sur trois et les salariés travaillent un week-end sur cinq », explique Marc de Roover. Chaque membre du Gaec a sa spécialisation : Pascal gère l’atelier porcs naisseurs-engraisseurs avec Fabrice et Laura et s’occupe également de toute la partie comptabilité. Marc assure toute la partie alimentation avec Julien et s’occupe du pôle méthanisation. Loïc supervise le troupeau laitier dont la gestion quotidienne est déléguée à Patricia et la partie céréales avec Thomas et Julien. Chacun son domaine, avec la possibilité pour chacun des trois frères de remplacer l’autre. « Les trois associés savent tout faire », résume Loïc de Roover. Une organisation minutieuse née des choix stratégiques de l’exploitation autant que des vicissitudes de la vie. « Au fil des années, nous n’avons cessé d’accroître le nombre de personnes travaillant sur le Gaec », note Loïc.

Un robot d’alimentation de précision

Efficacité ensuite grâce à l’acquisition, en mai dernier, d’un robot d’alimentation de précision. Un investissement soigneusement réfléchi là encore. « Nous avons commencé à penser à cela au moment de remplacer notre tracteur qui affichait 14 000 heures et notre mélangeuse. Nous nous sommes dit que nous avions automatisé la soupe de notre atelier porcs depuis 30 ans, alors pourquoi pas le faire pour les vaches laitières ? Au Sommet de l’élevage 2015, nous avons fait le tour des marques pour comparer les produits, puis nous avons visité plusieurs exploitations dans toute la France pour voir ce que donnait le système en ferme. Nous avons signé le devis lors du Sommet de l’élevage 2016 pour six mois d’installation ». Coût total de l’investissement incluant le robot, le bâtiment, le bétonnage : 300 000 euros. « Ce robot d’alimentation permet une économie d’énergie, de main-d’œuvre et une meilleure valorisation de l’aliment, résume Anthony Darmet de la concession Jeannet-Débit (Loire) qui distribue notamment ce robot de la marque Jeantil. Nous sommes ici sur une exploitation laitière mais nous pouvons tout à fait imaginer ce type de produit sur une exploitation allaitante ». Plus de six mois après la mise en service du Jeantil automatic feeding, Loïc de Roover est conquis : « Cela nous offre un confort de travail, sans aucun doute. Il est visible encore davantage le week-end puisque nous remplissons la cuisine le vendredi soir et la distribution se fait durant trois jours, plusieurs fois par jour ». « Délivrée de manière fractionnée, l’alimentation est mieux valorisée », note encore Anthony Darmet.

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