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Un rêve de petite fille qui se concrétise pour Laura Astier

À 23 ans, Laura Astier vient de s'installer en Gaec avec son conjoint en vaches laitières. Une installation qui s'accompagne de nombreuses transformations sur la ferme, notamment technologiques.

Laura Astier et son conjoint Fabien Tronchère avec leurs vaches.
Laura Astier et son conjoint Fabien Tronchère avec leurs vaches.
© Laura Astier

Un rêve d’enfance devenu réalité à Mazerat-Aurouze

À Mazerat-Aurouze, un jeune couple transforme une exploitation laitière des années 1970, dans le but d’obtenir un atelier lait plus performant, des vaches plus productives et plus à l’aise, et, à terme, une meilleure qualité de vie pour les éleveurs.

Native du Cantal, avec un papa éleveur laitier et une maman coiffeuse, Laura est tombée très jeune dans l’univers de la ferme, un domaine dans lequel elle s’est immergée en suivant son père au quotidien. Même si elle se souvient avoir eu « une peur bleue des vaches » lorsqu’elle était petite, elle a toujours voulu devenir agricultrice

Elle a d’ailleurs suivi des études agricoles (Bac pro CGEA à Bonnefont, BTS ACSE à Marmilhat) dans l’intention de s’installer. Et c’est finalement en Haute-Loire qu’elle concrétisera son rêve de petite fille, au côté de son conjoint, Fabien Tronchère, installé depuis 2024.

Le choix de la robotisation

Après avoir travaillé en tant que salariée au Service de Remplacement Haute-Loire et sur un Gaec, puis en tant que conjointe collaboratrice sur l’exploitation de Fabien, Laura a franchi le pas le 1er mars 2026. Ils sont désormais tous deux à la tête du Gaec de la Bade, qui s’étend sur 117 ha et dont le cheptel a produit 296 000 litres de lait en 2025 (collectés par Savencia).

L’arrivée de Laura sur la ferme s’est accompagnée d’importants changements

« Suite à un grand débat avec Fabien, nous avons remplacé notre ancienne salle de traite 2x4 par un robot de traite ; au départ, je préférais rester en salle de traite, mais des soucis de dos m’ont fait changer d’avis... Nous avons décidé d’utiliser un robot aspirateur à lisier pour nettoyer plus facilement et plus rapidement notre bâtiment. Nous avons aussi décidé de mettre un tapis en pédiluve à la sortie du robot de traite ; un dispositif qui devrait soulager les pieds fragiles de nos vaches, notre troupeau étant plutôt âgé », explique la jeune éleveuse.

Les transformations avaient déjà débuté en 2024 avec Fabien : « À l’époque, on a rajouté la culture du maïs pour accroître la performance du cheptel, et nous avons opté pour des ensilages plus précoces (fin avril) pour bénéficier de rations de meilleure qualité ».

Une adaptation réussie

Très câline avec ses animaux, Laura continue à passer du temps au milieu de ses Montbéliardes. Leur troupeau s’est bien adapté au robot, et visiblement les éleveurs aussi, grâce notamment au suivi régulier du technicien Lely. Même si le robot de traite est en place, ces éleveurs n’ont pas fait une croix sur le pâturage : « Nos vaches sont pour l’instant dans le bâtiment, mais le parcellaire leur permettrait de sortir les vaches quelques heures par jour. Une option qu’ils étudient de près. »

Heureuse d’être son propre chef

Installée depuis à peine 4 mois, Laura est heureuse « d’être son propre chef et de pouvoir prendre des décisions pour son exploitation. C’est vrai que le métier d’agriculteur impose d’être tous les jours sur la ferme, mais pour moi, ceci n’est pas une contrainte »

C’est plutôt sereine que cette jeune éleveuse aborde l’avenir : « Oui, j’espère que le prix du lait va remonter, car nous avons perdu 70 € par 1000 L en moins d’1 an. Notre métier est d’ailleurs le seul où l’on ne décide pas du prix de nos produits ! »

Pour valoriser son lait, Laura n’exclut pas un jour de s’investir dans la transformation, en yaourts ou en glaces. « Une idée à creuser... »

Elle sait aussi qu’à terme, le recours à la technologie leur permettra de dégager un peu de temps, pour des activités extraprofessionnelles ou pour la famille.

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